Hulot manque de clarté

Difficile de comprendre la position de Nicolas Hulot à la lecture de l’interview qu’il a accordée à L’Express dans son numéro publié ce matin. Son discours est très alambiqué et l’animateur télé a du mal à exprimer clairement sa pensée. Petit tour d’horizon :

A propos de Copenhague, Hulot « préfère voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide ». Mystérieux. Il estime qu’avec Copenhague, « on a changé d’échelle d’appréciation. En revanche, nous sommes encore au milieu du gué sur l’ambition politique ; rien n’est fait. »

En ce qui concerne la décroissance, Hulot devient vraiment insaisissable. « La décroissance est un phénomène subi, ce qui n’est jamais bon. De plus, la décroissance des flux de matières premières et d’énergies, si elle est accompagnée d’une perte de richesse économique aboutira au chaos social ». Hulot serait-il devenu un adversaire de la décroissance ? Pas si simple car pour Hulot « la croissance et la décroissance sélective, c’est autre chose. (…) Comment prospérer sans croître dans la démesure, tel est l’enjeu. Mieux vaut une décroissance collective sélective qu’un épuisement des ressources et un effondrement économique ».

Interrogé sur le Climategate, Hulot botte bien évidemment en touche en flirtant avec la théorie du complot : « il n’est pas étonnant que surgisse, alors que l’on va vers un nouveau modèle économique, une entreprise de faussaires, avec des moyens considérables. On avait déjà vu des rapports, falsifiés, sur le changement climatique arriver sur le bureaude George W. Bush. Les profiteurs de l’ordre établi se mettent en marche. » Plus fort, Hulot semble un instant accepter le débat contradictoire : « que certains scientifiques pensent à rebrousse-poil contre la théorie dominante n’est pas mauvais en soi. » Mais la contradiction n’a guère le droit de citer : « mais pour lever de telles suspicions, les gouvernements ont créé le GIEC. Résultat : le diagnostic sur le réchauffement climatique et la responsabilité de l’activité humaine ont été confortés et même amplifiés ». Tout est dit.

Enfin un petit mot sur son film si bien nommé « Le Syndrôme du Titanic » (qui n’a pas dépassé les 250.000 entrées). Hulot esquive avec une grande habileté l’échec de son film en expliquant : « ce n’était pas un film grand public mais une manière de susciter le débat ».

Ouf, nous voilà rassurés…

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Commentaires
  1. andqui
  2. zygomar
  3. Nowarm