Copenhague : ça chauffe chez les écolos…

…qui ne prennent plus de gants pour affirmer leur refus de la démocratie. Ça n’est une surprise pour personne, pour ces militants investis d’une mission quasi-divine, la fin justifie tous les moyens…

En « Une » de son site, Greenpeace juge « inquiétant » le fait « de voir limité l’accès (du centre de conférences, NDLR) aux ONG ». L’association réclame en substance de la transparence et juge que « la présence d’observateurs indépendants est essentielle ». Sous-entendu : les ministres et les chefs d’Etat ne sont pas indépendants. Dépendent-ils selon Greenpeace du lobby du pétrole ou, pire encore, des peuples qui les ont propulsé à de telles fonctions ?

Selon l’ONG, « les négociations patinent et les inquiétudes grandissent quant à l’issue de la conférence de Copenhague, et avec elles le risque qu’un message dissonant vienne troubler la belle unanimité et l’autosatisfaction que ne manqueront pas d’exprimer les délégués ou les chefs d’Etat à la fin de la semaine ».

« Les ONG se sentent de plus en plus exclues du processus de négociations » se plaint Greenpeace. Mais à quel titre ces organisations ultra-minoritaires en terme d’effectifs militants auraient-elle voix au chapitre ? Malgré un matraquage médiatique sans précédent autour du sommet de Copenhague, un quasi-consensus invraisemblable autour de l’origine anthropique du réchauffement climatique, l’Ultimatum climatique lancé par Greenpeace, le WWF, Action contre la Faim ou encore le Secours catholique et soutenu par un nombre impressionnant d’organisations (Guides et scouts de France, Atac, Fac Verte, etc) est très loin de son objectif d’un million de signatures. A trois jours de la clôture de la pétition, son site affiche péniblement 560 000 signataires… Difficile pourtant de faire plus consensuel : « Je signe pour que la France se montre à la hauteur du défi climatique ». Honnêtement, qui est contre ?

L’exclusion d’ONG non-représentatives (en d’autres termes, des lobbies) « ouvre la porte au greenwashing«  selon Greenpeace. Vous savez, ce procédé de marketing également appelé « écoblanchiment » utilisé par une organisation dans le but de donner à l’opinion publique une image écologique et responsable qui ne correspond pas à la réalité des actes. Peut-être, mais elle ouvre aussi la porte au fonctionnement normal de la démocratie, à savoir la prise de décision par des représentants désignés (au moins) indirectement par le peuple. « Faire pression » sur ceux-ci revient à mépriser le peuple, même « en faveur d’un accord équitable, ambitieux et juridiquement contraignant ». Façon assez peu élégante de signifier qu’une décision prise sans Greenpeace n’est pas « équitable »

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Commentaires
  1. Laurent Berthod
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  5. rageous
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  10. Laurent Berthod
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