Le climategate déferle sur Copenhague

Longtemps ignoré ou snobé par les médias, la polémique liée au climategate est arrivée à Copenhague par la voix de Mahamed Al-Sabban le chef de la délagation saoudienne. Selon lui, « le niveau de confiance est affecté ». Il s’agit bien entendu de la confiance accordée au GIEC.

Cette polémique qui a agité la blogosphère française pendant que la presse britanique et américaine en faisait ses choux gras, s’invite donc au sommet de Copenhague. Pour le quotidien du soir, Le Monde, la question mérite d’être posée : « le piratage informatique de la correspondance privée de quelques climatologues de renom parviendra-t-il à faire capoter les négociations de Copenhague ? »

De son côté, Le Point s’interroge sur la prise en compte du point de vue de ceux que l’on appelle désormais les « sceptiques » dans les études du GIEC. Et la réponse est OUI. Selon l’hebdomadaire qui a interrogé Valérie Masson Delmotte, « le travail du GIEC « prend en compte les travaux des sceptiques ». Selon la scientifique française, il suffit de lire le chapitre six, qui présente les méthodes, les doutes et les hésitations du groupe d’experts réunis par l’ONU. Mais le problème est que la version largement diffusée du rapport est un résumé destiné aux décideurs. Celui-ci ne présente pas tout le cheminement scientifique, des hypothèses aux conclusions sur l’évolution du climat. (…) Lepoint.fr publie, pour la première fois en français, la version intégrale du chapitre six du rapport du GIEC . Ce document de 114 pages contient de nombreuses informations jusque-là difficiles d’accès pour les francophones. « Le niveau actuel des connaissances est suffisant pour permettre d’établir les points forts de ce chapitre. En même temps, il reste des incertitudes majeures, et une meilleure compréhension pourrait être obtenue si ces incertitudes étaient réduites », peut-on par exemple lire dans ce document. »

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  1. Nowarm