L’INRA se réveillerait-il… un peu trop tard ?

 

L’Institut national de recherche agronomique a fait appel pour obtenir des indemnités, après la condamnation mi-novembre d’un militant anti-OGM Pierre Azelvandre qui a détruit 70 plants de vigne transgénique à Colmar. Le biologiste alsacien avait été condamné le 19 novembre à 2.000 euros d’amende et un euro symbolique de dommages et intérêts. Une peine de quatre mois de prison avec sursis et une amende de 1.000 euros avaient été requises à l’audience du 7 octobre au tribunal correctionnel de Colmar. L’INRA avait regretté à l’issue du jugement que le préjudice matériel subi par l’Institut ne soit pas pris en compte et s’était réservé la possibilité de faire appel. La direction avait considéré que « le signal donné n’est pas suffisamment fort vis-à-vis de ceux qui commettent ce genre d’infractions et mettent ainsi en danger la recherche publique ». « Enfin ! » aurait-on envie de dire à l’INRA. Mais pourquoi attendre la destruction du dernier essai pour prendre position ? Pourquoi ne pas être intervenu courageusement auparavant alors que cela fait des années que les faucheurs volontaires terrorisent le débat public ?

Des innovations agricoles, il y en a chaque année et il y en aura encore dans d’autres domaines que les OGM. Devra-t-on attendre la destruction du dernier essai avant d’entendre une voix timide s’élever à l’INRA ? « Vous n’auriez pas du, c’est mal ce que vous faîtes « 

« Qui ne dit mot consent » dit le vieil adage populaire. Sans prise de position ferme, l’INRA risque de devenir complice passif des faucheurs volontaires et accusé de non assistance à… Recherche en danger.

 

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