Au feu les pompiers…

Au lendemain de l’action de Greenpeace à l’Assemblée nationale, l’opportunité d’une telle initiative est fortement remise en question par la presse et les parlementaires. « Greenpeace à l’Assemblée ou l’échec d’une opération coup de poing », c’est la conclusion qu’en tire ce soir le quotidien 20 Minutes.

Après l’annonce par Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale, du dépôt d’une plainte contre l’organisation écologiste spécialisée dans l’agit prop’ radicale, c’est le Président du Groupe socialiste à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault qui est monté au créneau en jugeant l’opération contre-productive. Il est clair que Greenpeace est allé trop loin pour n’obtenir qu’un seul résultat : se mettre à dos les parlementaires de la majorité comme de l’opposition.

D’ailleurs, l’association a été pour une fois pris de court devant la tournure des événements, comme en témoignent les nombreux communiqués de presse qu’elle diffuse depuis hier pour tenter de sauver les meubles. Et il y a de quoi être surpris. Habituée des opérations quasi-hollywoodiennes, l’ONG verte n’a pas réalisé une opération grandiose en soi. En effet, pénétrer dans l’hémicycle est un jeu d’enfant. Seule difficulté : faire entrer du matériel d’escalade pour déscendre des tribunes sur les rangs des parlementaires. L’ONG a mis de côté ses positions malthusiennes et a tout simplement simulé une grossesse pour faire rentrer dans l’Assemblée nationale le matériel nécessaire. Plus compliqué en apparence était l’autre opération qui nécessitait tout de même un camion de pompier avec une grande échelle pour monter sur les toits. Comment se procurer un tel camion ? Tout simplement en en louant un. Rien de plus simple. On ne compte plus sur internet les sociétés spécialisées dans la location de véhicules en tout genre, généralement utilisés pour des tournages de cinéma.

La douche est froide pour Greenpeace qui a oublié un élément dans la préparation de son action : se préoccuper de la réaction personnelle des parlementaires, attachés au respect des institutions et donc de l’hémicycle, coeur de l’Assemblée nationale. Autre conséquence : le contenu des débats d’hier à l’Assemblée nationale est passé sous silence. Il y était pourtant question… de réchauffement climatique et des axes de négociation de la France à Copenhague…

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Commentaires
  1. Laurent Berthod
  2. zygomar
  3. rageous