Hulot montre l’exemple ?

Proumouvoir la « sobriété heureuse » est le leitmotiv de Nicolas Hulot qui déclarait peu avant la sortie de son Syndrome du Titanic, « Je n’hésite donc pas à dire que la croissance n’est plus la solution mais le problème. Qu’il faut se prononcer sur des croissances sélectives et des décroissances choisies ».

Mais que penser de ce témoignage publié dans le dernier numéro de TGV Magazine :

« Je me réveille d’humeur sombre, après un sommeil agité par de mauvais rêves. Et rien ne laisse présager une rencontre extraordinaire. Je dois me rendre à Paris pour l’inauguration d’un projet professionnel auquel j’ai contribué. Devant les portes du TGV se pressent des hommes cravatés, habitués à la première classe. A bord, je cherche du regard ma place, la 65, quand je découvre que la personne assise place 66 n’est autre que Nicolas Hulot… »

Etant donné que le nombre de places assises dans un wagon de 1ère classe est nettement inférieur à celui d’un wagon de 2ème classe, l’empreinte écologique d’un voyage en 1ère classe est logiquement supérieure à celle d’un trajet en seconde. Est-ce là l’exemple de la sobriété heureuse si chère à Nicolas Hulot ? Ou est-ce un nouvel exemple de l’opportunisme d’un businessman adepte du « faites ce que je dis pas ce que je fais » (cf. la pratique régulière de l’hélicoptère).

Reconnaissons à Yves Cochet une plus grande cohérence. Il y a quelques jours, il a été aperçu attendant le métro à la station Invalides (proche de l’Assemblée nationale). Et il n’y avait pas de caméra comme pour Chantal Jouanno.

Enfin, puisque nous parlons de Nicolas Hulot, précisons que le baromètre du quotidien Direct Soir le classe « en baisse ». Explication ? « Le Syndrome du Titanic, film du célèbre animateur, n’a cumulé que 250.000 entrées au cinéma depuis sa sortie en salle, le 7 octobre. Une contre-performance ». Cela représente donc moins d’un tiers des des signataires du pacte écologique de Nicolas.

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Commentaires
  1. Nowarm
  2. Laurent Berthod