La guerre du purin d’ortie fait rage

Les Amis de l’ortie rameutent le banc et l’arrière banc. Objectifs :  défendre la potion chère à leur coeur et pouvoir bénéficier de procédures d’homologation light. Et en faire bénéficier du même coup les autres plantes “bienfaisantes”, désormais appelées ”Préparations naturelles peu préoccupantes” (!) par le bien nommé député Flageolet.

Donc, en avant toute : le canal écologiste historique avec la confédération paysanne, les bios (ITAB – l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique – en tête) estiment qu’il est inadmissible que la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ait pu mettre son nez dans le dossier. Eric Petiot, paysagiste et professeur d’agronomie, s’est vu saisir ses cours et le mémoire d’un brevet. Les inspecteurs étaient munis de la loi d’orientation agricole 2006-11 du 5 janvier 2006  interdisant toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives destinées au traitement des végétaux, dès lors que ces produits ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ou d’une autorisation de distribution pour expérimentation. En clair, le purin d’ortie, n’étant pas homologué par la commission ad hoc, ne peut être fabriqué et vendu et il est interdit d’en diffuser le savoir faire.” Du coup, Jean Sabench de la Confédération paysanne tonne : ‘Les pesticides, perturbateurs endocriniens et cancérigènes, sont utilisés sans autorisation alors que l’ortie est interdite ! ”. Voilà qui est intéressant : plutôt que rester dans le vague, Monsieur Sabench pourriez-vous nous dire précisément quels sont ces produits vendus illicitement (leur nom, où et quand !). Car de telles pratiques sont sévèrement punies par la loi ! Tout comme la contrefaçon de produits phytos. En France, la même DGCCRF, la gendarmerie et la protection des végétaux veillent dans les campagnes.

Autre argument avancé par les militants écolos : “faites-nous des procédures homologations light et pas chères”. Toujours très intéressant. D’un côté, les écologistes  revendiquent des procédures encore plus drastiques pour les pesticides de synthèse et de l’autre demandent une plus grande légèreté pour les bios.

Sachant que les pesticides entrent dans une réglementation plus que stricte (surtout en Europe et en France particulièrement), qu’ils sont partie des produits les plus surveillés, pourquoi créer des homologations allégées ? Au nom de quoi ? L’agriculteur bio a le droit de connaître l’efficacité des produits qu’il utilise, leur profil ecotoxicologique et leur impact sur l’environnement (même s’ils s’appellent “Préparations naturelles peu préoccupantes”). Tout comme le consommateur de produit bio !

Une homologation est une garantie de sérieux d’où ces difficultés pour en obtenir. Au nom de l’agriculteur -utilisateur et du consommateur, maintenons une exigence élevée pour les pesticides appliqués en agriculture conventionnelle et biologique. En France, en Europe. Et partout ailleurs surtout (faisons un rêve).

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