Cécile Duflot : un dérapage qui en dit long

Regardez cette vidéo du passage de Cécile Duflot sur Europe 1 le 15 novembre. C’est un véritable cas d’école :

Décryptage :

1) Cécile Duflot, en utilisant le terme “négationnisme” pour qualifier les opinions de ceux qui souhaitent un véritable débat sur la question climatique, signifie clairement son rejet viscéral de la discussion donc de la démocratie. Bien qu’elle finit par reconnaître que le mot est “sûrement maladroit”, elle ne s’excuse pas pour le principe de la reductio ad hitlerum. Or, refuser par principe le débat, n’est-ce pas tout simplement admettre que l’on manque d’arguments pour étayer des affirmations manifestement péremptoires ? La soi-disant urgence de la lutte contre le réchauffement et le fait qu’il n’est plus temps de débattre sont alors les pirouettes habituellement utilisées pour justifier… l’injustifiable.

2) Cécile Duflot ment quand elle déclare que “toutes les études convergent” pour prouver le réchauffement climatique. Mis à part “quelques non-spécialistes”, comme “Claude Allègre”, “il n’y a en a pas plein” qui le réfutent, a-t-elle dit. “Tout le monde sait” que le réchauffement est “une réalité” même si “le pire n’est jamais certain”. Vous avez bien lu : le réchauffement est “une réalité” mais il n’est pas “certain”… Cécile Duflot prend surtout ses désirs pour des réalités. Que fait-elle par exemple de la pétition issue de l’Université de l’Oregon de 2008 signée par 31 072 scientifiques diplômés américains dont 9 021 PhDs (qui signifie littéralement “docteur en philosophie”, mais s’applique à toutes les disciplines. Il s’agit de l’équivalent de notre doctorat.) ? Elle la balaye d’un revers de la main. Comme Achille Talon, cette incarnation énorme de la bêtise bourgeoise, elle “s’en brosse le nombril d’un plumeau d’indifférence” assurément coupable…

3) Sous un air “tendance” et “cool”, il faut bien malheureusement constater que les Verts et autres télé-écologistes n’ont rien cédé de leur radicalisme et de l’aberration de leurs postulats. Les Verts ont atteint une certaine notabilité en étant élu. Mais ils n’ont pas changé dans le fond : ils sont toujours aussi extrêmes. Peu de Français en ont conscience lorsqu’ils votent pour de tels individus.

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Commentaires
  1. Laurent Berthod
  2. Dany
  3. Daniel
  4. Daniel