Juppé fait la com des ONGs

Invité ce matin de France Info, Alain Juppé s’est exprimé sur l’écologie à l’occasion de la sortie du film de Nicolas Hulot « Le Syndrome du Titanic ». Présenté par le journaliste Ersin Leibowitch comme un « militant de l’environnement », l’ancien premier ministre a volé au secours de Nicolas Hulot et a assuré la promotion de l’ultimatum climatique. Le positionnement des écologistes sur l’échiquier politique n’a pas fini de faire des vagues…

Alain Juppé – C’est un film dur. Très fort. Mais qui dit des vérités. Alors des vérités, pour paraphraser le film d’Al Gore, qui dérangent. Et surtout ce qui m’a frappé, c’est que Nicolas Hulot envisage la question du développement durable sous tous ses aspects : pas simplement sous l’aspect strictement écologique : l’efficacité énergétique, enfin on connaît, mais également sous l’aspect humain. Les images que j’ai gardées en tête, ce sont ces images de la ville monstre : voilà un défi qui nous est lancé parce que tout autour de la planète on voit se développer ce genre de conurbations ingérables. Et je crois que ça aussi ça fait partie du développement durable : comment lutter contre ces inégalités ou ces injustices qui constituent une sorte de volcan sur lequel nous sommes assis.

Ersin Leibowitch – Est-ce que vous diriez que c’est l’option catastrophiste, j’allais dire ? On l’a un peu taxé de cela ces derniers jours

Alain Juppé – Je n’ai pas senti cela comme du catastrophisme. C’est évidemment un coup de semonce très très fort, mais je sais que chez Nicolas Hulot il y a la conviction qu’on peut, si on agit, s’en sortir. Ca n’est pas un intégriste au sens négatif du terme, et je sais qu’il se bat pour Copenhague notamment. Pour qu’à cette occasion là des décisions importantes soient prises. Vous savez, il y a un mouvement qui est en train de se dessiner aujourd’hui de mobilisation des opinions publiques sur Copenhague. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de l’ultimatum climatique. C’est un appel qui a été lancé par une douzaine de grandes ONG : Greenpeace, WWFet quelques autres, pour que les populations s’engagent et fassent pression sur les gouvernements. Il faut qu’il se passe quelque chose à Copenhague, et quelque chose d’important et de déterminant.

 

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  1. Le Paysan