Refroidir la planète… coûte que coûte !

Lutter contre un réchauffement climatique dont l’origine anthropique reste à démontrer, c’est faire preuve d’un orgueil démesuré et prendre le risque d’échouer. D’où le recours à des procédés dignes de films de science-fiction pour « refroidir la planète » au cas où la lutte contre le CO2 ne donnerait aucun résultat. Une démarche toutefois « incertaine » et « risquée ».

Présentée mardi à Londres par la Royal Society, une étude de 81 pages intitulée « Géo-ingénierie du climat : science, gouvernance et incertitude » passe en revue – le plus sérieusement du monde – une série de projets souvent… délirants.

Première catégories : ceux qui visent à « réguler » la chaleur venue du soleil. Par exemple : placer de gigantesques miroirs dans le ciel qui permettraient de renvoyer vers l’espace une partie du rayonnement solaire, couvrir d’immenses étendues désertiques avec un film réfléchissant, ou encore créer des nuages au-dessus des océans grâce à d’immenses pulvérisateurs installés sur des navires qui sillonneraient le globe. Mais aussi lâcher du dioxyde de soufre (SO2) dans l’atmosphère pour atténuer la force des rayons solaires touchant terre, c’est-à-dire reproduire ce qui se passe lors d’une éruption volcanique de grande ampleur. Inconvénient : le phénomène pourrait avoir un impact sur la couche d’ozone et modifier sensiblement les modèles de précipitations.

« C’est une vérité désagréable à entendre mais (…) la géo-ingénierie et ses conséquences sont le prix que nous pourrions avoir à payer pour notre incapacité à agir sur le changement climatique » menace le professeur John Shepherd, de l’université de Southampton.

Car si certaines de ces techniques pourraient théoriquement faire baisser les températures assez rapidement, elles ne permettraient pas de faire baisser la concentration de CO2, selon le rapport.

D’où la préférence des scientifiques de la Royal Society pour des techniques « sûres, efficaces et abordables » financièrement visant à réduire le taux de CO2 dans l’atmosphère, comme, par exemple, la construction d’immenses tours à travers le monde pour « capturer » les molécules de CO2 présentes dans l’air. Si cette idée apparaît faisable techniquement (mais financièrement ? On voit bien qu’il ne s’agit pas de leur argent…), elle ne résout pas le problème du stockage. Entre autres.

Jamais à court d’idées farfelues, ces scientifiques évoquent aussi la « fertilisation » artificielle des océans, qui consisterait à épandre du fer dans l’océan pour stimuler la production de phytoplancton. Le procédé ne serait pas, a priori, très onéreux, mais son efficacité est douteuse et les risques d’impacts sur les écosystèmes marins très élevés (explosion d’algues par exemple).

« Aucune des technologies de géo-ingénierie évoquées à ce jour n’est une baguette magique et elles présentent toutes des risques et des incertitudes » prévient Shepherd.

Et si ces apprentis sorciers, persuadés que sans leur génie, tout irait encore plus mal, laissaient tranquilles la planète… et ceux qui l’habitent, par la même occasion ?

email
Commentaires
  1. zygomar
  2. BSVT
  3. Laurent
  4. daniel
  5. BSVT
  6. daniel
  7. Laurent Berthod
  8. Coluche
  9. Laurent Berthod
  10. daniel
  11. Laurent Berthod
  12. Napoléon
  13. Napoléon
  14. Napoléon
  15. Laurent Berthod
  16. Laurent
  17. Laurent Berthod
  18. Dany
  19. daniel
  20. daniel
  21. daniel
  22. Bruno
  23. daniel
  24. Bruno
  25. daniel
  26. Bruno
  27. daniel
  28. BSVT
  29. daniel
  30. Antonin
  31. Antonin
  32. daniel
  33. Laurent
  34. daniel
  35. TOUESTLOGIQUE
  36. Laurent Berthod
  37. daniel
  38. Laurent Berthod
  39. Laurent Berthod
  40. daniel
  41. daniel
  42. Julie 7ans
  43. Laurent Berthod
  44. zygomar
  45. zygomar
  46. Alzine
  47. Laurent Berthod
  48. Antonin
  49. daniel