Contre la taxe carbone… au nom de la décroissance !

Le blogueur Seb Musset n’hésite pas à comparer la taxe carbone à la vignette automobile. Mais c’est principalement au nom de la décroissance qu’il en conteste le bien-fondé :

« Dans l’immédiat, la taxe carbone est une façon « bien vue » pour l’état de récupérer dans le portefeuille des particuliers une partie de son manque à gagner fiscal (par exemple sur cette taxe professionnelle supprimée en 2010, elle, uniquement payée par les entreprises). Elle permet au marché de vendre plus cher, aux mêmes particuliers, une nouvelle gamme de produits dont l’argument promotionnel numéro un sera qu’ils sont moins taxés. Dans les deux cas, ces incontournables institutions qui t’imposent le bien de la planète pour prélever le tien, n’ont pas intérêt à ce que tu consommes moins. »

Cette taxe ne servira à rien « à moins que ce soit massif et général, bref que tous en prennent équitablement plein la gueule au prorata de leur richesse et de leur pouvoir de polluer ». Car, « La France émet à peu près les cinq millièmes des émissions mondiales de CO2. Cela veut dire que l’arrêt total de toute émission de CO2 par la France modifierait la température moyenne du globe d’un centième de degré dans 100 ans » selon Claude Allègre.

Et Seb Musset d’ironiser sur le « petit bonhomme en mousse qui t’es bien laissé sculpté à la mode du marché par une décennie de green-marketing. Toi qui par quête du confort, soucis de la nature, contrecoup d’une spéculation immobilière (sur laquelle l’état ce coup-ci ferme les yeux) habite loin de ton travail et ne peut vivre sans deux voitures. Toi qui commande dans une boite malaisienne des sacs poubelles spécifiques pour trois poubelles différenciées en plastique indestructible achetées sur ventes-privées.com (…) »

Ce « petit bonhomme en mousse », c’est vous, c’est moi, c’est nous tous…

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