Le PS contre la taxe carbone

« Injuste », « historiquement décalé », « insupportable » pour des familles qui vont se retrouver « assommées »…

Ségolène Royal n’a pas de mots assez durs pour critiquer le projet de taxe carbone du gouvernement. « Je n’ai jamais pensé que l’écologie devait se défendre par la punition » a affirmé vendredi la présidente du Conseil régional de Poitou-Charente.

La taxe carbone est « un impôt insupportable pour ceux qui n’ont pas le choix entre acheter un véhicule polluant, puisqu’il n’y a que ça sur le marché, et une voiture électrique parce que celle-ci n’est pas encore fabriquée en grand nombre ». « Je dis : retirez cet impôt M. Fillon et mobilisez votre énergie pour la montée en puissance de l’industrie automobile française, et mettre massivement sur le marché des voitures électriques pas chères pour que les familles puissent choisir. »

En effet, « de quel droit un gouvernement va-t-il assommer d’impôts des familles alors qu’elles n’auront même pas le libre choix de rouler propre ? » On se le demande…

Samedi, l’entourage de Ségolène Royal qui ne rate jamais une occasion de mettre en avant son bilan écologique démentait toute démagogie ou erreur stratégique. « Il ne faut pas être complexé par les Verts : la taxe carbone, c’est un impôt sur la ruralité et la banlieue. C’est un impôt sur les pauvres », a assuré la députée Delphine Batho. Dire que pour les élections régionales de 2010, Ségolène Royal souhaite une alliance avec les Verts dès le premier tour !

Sois vert(e) et tais-toi !

Invitée à l’université d’été du PS à La Rochelle, la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot a fait preuve d’une sectarisme inquiétant : « Toutes celles et tous ceux qui s’aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues face au mur de la réalité ». Autrement, il est interdit de critiquer la taxe carbone, à moins d’être un « démagogue » pas en phase avec la réalité. Le débat, voilà l’ennemi !

Dimanche, Cohn-Bendit a lui aussi refusé la tenue d’un débat sur la question : « Ce qu’a dit Ségolène Royal, c’est complètement ridicule, c’est absolument ridicule ». « Elle est à l’Est avec ses propos », a-t-il déclaré sur Europe 1. Fort de ses 16,18% aux dernières élections européennes, il a menacé : « Si voter pour les primaires, c’est dire : la contribution climat-énergie, on n’en veut pas, c’est complètement idiot, on ne peut pas y participer. » Et d’assurer que « la fiscalité écologique est une nécessité, une urgence ».

Cherchant à calmer les esprits, Martine Aubry, première secrétaire, a expliqué samedi que le PS était favorable au principe d’une Contribution climat-énergie, mais à condition que cette dernière « touche toutes les formes d’énergie ». « Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans ce que prépare le gouvernement », a-t-elle dit.

Ségolène Royal a quant à elle admis dimanche soir sur France 2 qu’elle n’était pas contre le principe d’une fiscalité écologique mais contre « un impôt nouveau avec un prétexte écologique. »

Elle s’est félicitée de voir que le « Parti socialiste a changé sa position » pour la rejoindre sur ce dossier et a minimisé les critiques de Daniel Cohn-Bendit, estimant qu’il n’avait pas lu la totalité de sa déclaration.

« Si je n’avais pas parlé, tous les responsables politiques étaient d’accord pour cet impôt nouveau », a-t-elle estimé.

Terrorisme intellectuel

Dimanche, après Laurent Fabius ou Bertrand Delanoë, Martine Aubry a tenté de fixer la position des socialistes : oui à une « contribution climat-énergie concernant toutes les formes d’énergie » et dont le produit servirait à des « compensations sociales ». Une démarche qu’elle assure être aux antipodes de celle du gouvernement qu’elle a qualifiée d’« inefficace sur le plan écologique, injuste socialement, accroissant la pression fiscale sur les familles et laissant les grandes entreprises de côté ».

Devant la multiplication des prises de position hostiles à la taxe carbone, Cécile Duflot a du mettre de l’eau dans son vin, reconnaissant dimanche sur RTL que le projet du gouvernement était « batard » et que l’on pouvait avoir « les plus grandes craintes » à son sujet.

« Nous voulons la fiscalité écologique, mais nous ne voulons pas de la taxe carbone de l’UMP », a de son côté insisté Martine Aubry dans son discours de clôture de l’université d’été de La Rochelle. Comme pour donner des gages aux Verts, ces prophètes des temps modernes aux vérités incontestables et aux propositions inamendables.

Dimanche, la dirigeante socialiste a lancé l’idée d’un « grand plan de transports carbone zéro » qui serait financé pour moitié par l’Etat et pour moitié par les régions, dont 20 sur 22 sont dirigées par les socialistes.

Beaucoup de bruits pour rien puisque la cause anthropique du réchauffement climatique n’est pas prouvée !

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