Ondes : les Français moins exposés que prévu

Libération, dans son édition du 27 août 2009, révèle qu’une étude réalisée par le Pr Viel et 4 autres chercheurs sur 377 « cobayes » à Lyon et à Besançon relativise la part des antennes relais dans la dose de radiofréquences à laquelle est exposée la population.

Des travaux inédits. Pour la première fois, la dose moyenne reçue par un Français en vingt-quatre heures est évaluée. Et la répartition entre la pollution des émetteurs radio et de télévision, la box wi-fi ou le téléphone sans fil du foyer, le micro-ondes et le téléphone mobile, étudiée.

Des résultats rassurants. Le Français est exposé à un champ moyen de radiofréquence de 0,201 volt/mètre. Un chiffre plus bas que prévu. Les associations écolos (Robin des Toits, PRIARTéM) qui militent pour une limitation à… 0,6 volt/mètre des expositions aux antennes mobiles, n’ont plus à s’inquiéter !

La radio en tête. Concernant les émissions reçues, la radio FM arrive en tête, suivie de la box wi-fi et du micro-ondes (ils sont confondus dans la mesure), puis le téléphone sans fil, suivi du mobile 3 G en réception, à égalité avec le 3 G en émission. A noter que ces valeurs moyennes ne disent rien des doses extrêmes auquel un individu, du fait de son comportement ou de sa situation géographique, peut être exposé.

Les anti-ondes pas convaincus. L’association Robin des Toits soutient qu’«on ne peut comparer les fréquences émises en continu d’un relais de télévision avec celles pulsées, avec des effets de hachage des antennes wi-fi ou de téléphonie mobile». Et Libé d’admettre que le dosimètre est incapable de mesurer les doses supérieures à 5 volts/mètres. Il ne peut que recenser le nombre de fois où cette limite est franchie. Toutefois, précise le quotidien, « rapportées aux 2,5 millions de mesures, ces pics pèsent moins de 0,1 % des observations ».
La journaliste Catherine Maussion semble d’ailleurs convaincue par l’étude, elle qui observe : « Encore une grosse pierre dans le jardin des fantasmes contre les antennes de téléphonie mobile ».
Comme à chaque fois, les écolos ne veulent rien entendre : « One of the defining features of religion is that your beliefs are not troubled by facts. » ne croyait pas si bien dire feu Michael Crichton en 2003…

Bientôt une nouvelle étude. « Une évaluation du risque au niveau national » manque encore, mais plus pour longtemps : l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement (Afsset) doit rendre une étude sur les ondes de portable dans les semaines à venir. Capté ?

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Commentaires
  1. tybert
  2. Laurent Berthod
  3. Laurent Berthod
  4. BSVT