MDRGF et UIPP : une nouvelle amitié ?

Le Monde nous apprend que François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) trouve Alain Bocquet, président de l’Union de l’industrie pour la protection des plantes (UIPP) « très sympathique ». Il lui arrive même de « discuter » avec lui. Quoi de plus normal pour des personnes qui ont « des attaches dans le même département » !

On sent Alain Bocquet moins enthousiaste. Il se contente pour sa part de témoigner de son « respect » pour la personne de François Veillerette.

Un respect pour les personnes qui ont le courage d’embrasser une cause, quelle qu’elle soit, bien compréhensible.

Les lobbies verts n’ont jamais été aussi puissants

C’est le constat d’Alain Bocquet : « Il y a dix ou quinze ans, notre secteur était écouté par les pouvoirs publics, aujourd’hui le balancier est parti dans le sens inverse. Certains parlementaires, même sensibles à nos arguments, ne veulent plus porter nos propositions d’amendements sous la pression du grand public. »

Une pression « du grand public » à relativiser. Il s’agit surtout de la pression de lobbies écolos particulièrement bien mobilisés et organisés (« une armée de militants ») qui se sentent investis d’une mission quasi-divine : sauver la planète. Rien que ça ! Et qui bénéficient de toute la sympathie des grands médias : ceux-ci relaient allègrement leurs effets d’annonce (exemple : la polémique ridicule initiée par le Pr Belpomme autour du chlordécone dans les Antilles françaises), créent des mouvement de panique dans l’opinion et participent à l’instauration d’une ambiance anxiogène en France.

Aussi, quand Alain Bocquet déclare : « Nos produits fournissent une alimentation en quantité et en qualité satisfaisante, à bas prix. Même s’ils ne veulent pas de nos produits, les consommateurs en bénéficient », il commet l’erreur de partir d’un postulat inexact : les consommateurs n’ont a priori rien contre les pesticides qui permettent d’obtenir de beaux fruits en grande quantité. En revanche, ils ne veulent pas de produits cancérigènes (et nous non plus). Et on ne cesse de leur seriner que tous les produits phytosanitaires même bien employés le sont…

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