OGM, ONG et médias

Journaliste à Marianne et auteur de Sauvez les OGM, Jean-Claude Jaillette répond aux questions du site Enviscope, “le quotidien de l’environnement”. A noter que la retranscription de ses réponses est truffée de fautes de frappe et d’orthographe….

Jean-Claude Jaillette est un repenti. L’article sur le “soja fou” en 1996, c’est lui. Qu’il explique par le contexte – anxiogène- de l’époque : “C’était au moment de l’épidémie de la vache folle, pour laquelle les spécialistes prédisaient qu’il pourrait y avoir 500 000 victimes. Il était prouvé qu’un agent  infectieux venant d’un animal était transmissible à l’homme, c’était très sérieux. Au même moment arrivait en Europe le premier bateau chargé de soja  génétiquement modifié, (…) une des premières campagnes de Greenpeace sur le sujet.”

Aujourd’hui, Jaillette se fait l’avocat des organismes génétiquement modifiés. Une évolution spectaculaire influencée selon lui par le soutien des Pr Axel Kahn et Marc Fellous à la recherché sur les OGM. “Je ne sais pas si j’ai changé de point de vue, en tous les cas j’ai enquêté à fond ce qui n’était pas le cas en 1996” reconnaît-il humblement.

Le journaliste déplore l’absence de “justification scientifique” chez les opposants aux OGM. “Les campagnes de fauchage, les destructions d’essais menés en France ont abouti à rendre impossible une recherche publique complète en matière d’OGM. Pour un chercheur, s’intéresser aux OGM (…) est un  pêché. Les scientifiques sont diabolisés.” Très critique à l’égard des thèses écologistes, l’auteur de fictions populaires, feu Michael Crichton, observait en 2003 qu’ “un des signes révélateurs de la religion est que vos croyances ne sont pas gênées par les faits” (2003). “L’opposition de certains aux organismes génétiquement modifié exprime une position complètement dogmatique qui a une dimension  vraiment religieuse” constate pour sa part Jean-Claude Jaillette qui juge les anti-OGM “pas accessibles aux arguments rationnels”.

Le journaliste en profite pour égratiner les médias et ses confrères qu’il juge “suivistes” et sans “courage”. Il observe que “ce sont les ONG  qui informent les journalistes”. Or, ceux-ci sont censés vérifier des informations souvent orientées…

Dans “Sauver les OGM” dont voici quelques extraits, Jaillette juge que leur utilisation permettra de “faire face aux besoins de l’humanité” (tandis que certains rêvent de la réduire) et de “réduire l’utilisation des pesticides”.

email
Commentaire
  1. Laurent Berthod