Les médias en font-ils trop ?

C’est la question que pose Marianne cette semaine à propos de la désormais célèbre Grippe A, de la crise économique, mais aussi des OGM. Un coup de pub interne puisque l’hebdomadaire publie en exclusivité quelques extraits du dernier livre de Jean-Claude Jaillette, « Sauvez les OGM ».

« Le dossier est d’une complexité extrême, cela facilité les raccourcis et les mensonges. Il existe beaucoup plus d’études sérieuses démontrant l’innocuité des OGM que l’inverse. Malheuresuement, elles sont portées par des gens bien moins médiatiques que les travaux qui alimentent les peurs, relayés par des José Bové ou des Nicolas Hulot. Or, que veut le public ? Il veut du catastrophisme ! Il veut entendre que la science s’est vendue à l’industrie pour réaliser des profits à court terme, au mépris des générations futures » explique Jean-Claude Jaillette.

Il va même plus loin sur le plan scientifique : « qui, hors les cercles d’experts, a pris conscience de l’importance des travaux des chercheurs qui ont supplié le gouvernement de préserver la recherche sur les OGM ? (…) Une des méthodes les plus sûres et les moins contestées pour évaluer la pertinence d’un scientifique consiste à recenser le nombre de ses publications et la qualité des revues dans lesquelles il publie. Or, c’est un fait, incontestable, ils publient bien plus que ceux qui volent au secours des faucheurs volontaires, et les revues qui abritent leurs publications sont parmi les plus prestigieuses. Autrement dit, ils travaillent davantage, il ss’exposent davantage à la critique de leurs pairs qui, selon la tradition scientifique, jugent de la qualité de leurs travaux et de l’intérêt de leur publication. Mais voilà, personne n’explique au public enclin au catastrophisme que toutes les paroles ne se valent pas, que les injures de Nicolas Hulot ne valent pas les mises en garde d’un prix Nobel.« 

Tout est dit.

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Commentaires
  1. Astre Noir
  2. Laurent Berthod
  3. zygomar
  4. mat