On peut nourrir 12 milliards d’hommes

Action contre la Faim vient de lancer une initiative innovante : promouvoir un film… qui n’existe pas. La direction de cette association a réalisé la bande annonce d’un film intitulé « No hunger » pour sensibiliser l’opinion publique internationale à la faim dans le monde. L’objectif est de mobiliser le plus de personnes possibles pour demander à Al Gore de réaliser ce film qui n’existe pas ! Et dans la bande annonce, on apprend que la terre peut nourrir 12 milliards d’êtres humains. Voilà un argument intéressant à l’heure où la tendance malthusienne des ONG vertes se développe. On ne compte plus les militants et « experts » qui annoncent, empreinte écologique à l’appui (!), que la terre ne pouvant nourrir tout le monde, il va bien falloir envisager sérieusement la décroissance démographique.

La campagne d’Action contre la Faim va donc à l’encontre de cette influence. Les créateur de ce buzz sur le net entendent être présent sur la croisette lors du prochain Festival de Cannes pour poursuivre la médiatisation de ce film qui n’existe pas…

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  • Victor a dit :

    L’approche qui vise à mettre en compétition des causes qui ne le sont pas réellement est puérile et malhonnête (Bjorn Lomborg et compagnie).

    Des auteurs comme Jean Ziegler, Vandana Shiva et Silvi Perez-Vitoria défendent depuis longtemps à la fois la sécurité alimentaire et l’agriculture écologique. Même la FAO a publié des rapports selon lesquels certains aspects du modèle productiviste occidental a appauvri les terres du sud et augmenté la précarité et la dépendance des populations envers les marchés, brevets et diktats étrangers, les ravageurs et les maladies.

    Le surlabour, par exemple, est dangereux tant pour la sécurité alimentaire au sud que pour les GES émis. La protection d’un couvert végétal ou forestier est souhaitable tant pour les tenants du réchauffement anthropique que pour diminuer la pression sur les eaux phréatiques ou de surface, lutter contre la désertification des terres ou la salinisation des eaux.

    Il n’y a aucune opposition fondamentale entre ces deux causes.

    Il est urgent de cesser les oppositions stériles et être capable de mettre en commun ce qu’il y a de mieux dans chaque modèle, chaque opinion, au lieu des guerres de tranchés et des dialogues de sourds. L’enjeu le requiert.

      

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