Réactions sur le Cruiser

medias-journalistesSuite à l’annonce par le ministère de l’agriculture d’autoriser le Cruiser, les réactions n’ont pas tardées.

Henri Clément, président de l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française) a déclaré à l’AFP : « C’est une triste nouvelle. (…) C’est dramatique, cela va à l’encontre du principe de précaution, les abeilles seront des cobayes. » Mais Henri Clément oublie que le Cruiser a été autorisé en 2008 et qu’aucune incidence sur la santé des abeilles n’a été observée, ni par les services du ministère, ni par les apiculteurs, ni par les ONG. L’Afssa s’est en outre prononcé en faveur du renouvellement de l’homologation. Après cette décision, l’Unaf envisage « de réagir au niveau juridique ». Rien de surprenant dans cette déclaration après l’échec de la mobilisation lors de la journée d’action du 3 décembre dernier (voir ici, ici et ici). [On rappelle qu’en février 2008, la mobilisation des apiculteurs contre le Cruiser avait été très importante. L’échec de le journée d’action du 3 décembre est sans doute liée à l’absence de problème lié à l’utilisation du Cruiser observé par les apiculteurs depuis son autorisation il y a un an].
Autre réaction, celle de France Nature Environnement par la voix de son porte-parole, Arnaud Gossement. Pour lui, le Cruiser « présente des risques inacceptables ». Et le fait que l’autorisation ait été donnée pour six mois seulement et non pour un an, ne change rien puisque « cela va couvrir la récolte prochaine », a-t-il noté, envisageant lui aussi d’en appeler à la justice. On peut relever qu’Arnaud Grossement précise la durée de l’autorisation. Pour info, lors du Grenelle FNE et les autres ONG avaient réagis différemment sur le dossier OGM (voir ici).
Enfin, la LPO n’a pas manqué de faire parler d’elle en envoyant un communiqué de presse où Allain Bougrain-Dubourg joue la carte politique : « à un moment où la France se montre globalement exemplaire à travers le Grenelle de l’environnement, on voit que l’agriculture, qui est une part essentielle de la gestion de la biodiversité, échappe à l’engagement qui est pris par Jean-Louis Borloo. » C’est ce qui s’appelle semer le trouble entre les compétences des ministères. Même si M. Bougrain Dubourg est un proche de Nathalie Koscuisko-Morizet avec qui il s’amuse (voir ici), on rappelle néanmoins que Jean-Louis Borloo n’est pas ministre de l’agriculture…

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Commentaires
  1. lucdu17
  2. zygomar
  3. zygomar