Massacre à l’éolienne
27 août 2008«Depuis longtemps, on sait que les pales des aérogénérateurs sont fatales à nombre d’oiseaux, déchiquetés ou démembrés par les hélices. Mais des études récentes montrent que les chauves-souris sont plus nombreuses encore à en être victimes. Un paradoxe, puisque ces as de la voltige s’orientent en émettant des ultrasons qui, même dans l’obscurité la plus totale, leur permettent, par écholocation – l’équivalent du sonar -, de détecter les obstacles avec une remarquable précision, surtout si ces obstacles sont en mouvement » (Le Monde – 26/08/08). Des chercheurs canadiens ont examiné, des cadavres de 188 chiroptères. Leur étude a été publiée dans la revue Current Biology du 26 août. « Près de la moitié d’entre eux ne présentaient pas de blessure externe mortelle. En revanche, l’autopsie réalisée sur 75 carcasses a révélé, dans 92 % des cas, une hémorragie interne, dans la cage thoracique ou la cavité abdominale. »
« Conclusion des auteurs : la cause principale de la mortalité des petits mammifères ailés n’est pas le heurt des pales, mais un barotraumatisme. C’est-à-dire un choc provoqué par la baisse brutale de la pression de l’air au voisinage des lames dont la vitesse dépasse, à leur extrémité, la barre des 200 km/h. » Un phénomène bien connu des plongeurs qui, durant la remontée à la surface, doivent respecter des paliers afin d’éviter un accident de surpression. Les oiseaux y seraient moins vulnérables que les chauves-souris, en raison de la plus grande rigidité de leurs parois et vaisseaux pulmonaires.
La plupart des chiroptères « soufflés » en vol par les éoliennes appartiennent à des espèces migratrices, observent les chercheurs. Le risque de raréfaction – voire d’extinction – de leurs colonies est d’autant plus grand que toutes les femelles ne mettent pas bas chaque année et qu’elles ne donnent en général naissance qu’à un seul petit. Sur leurs routes de migration, longues parfois de plusieurs milliers de kilomètres, la disparition de ces voraces prédateurs d’insectes et de parasites pourrait aussi déstabiliser les écosystèmes ».



vu le nombre d’éolienne qui se situent sur la route des chauves-souris migratrices, je ne pense pas que l’on puis parler d’un risque d’extinctition, surtout que ce genre d’animaux vivent dans les couches basses de l’air.
« vu le nombre d’éolienne qui se situent sur la route des chauves-souris migratrices, je ne pense pas que l’on puis parler d’un risque d’extinctition, »
Si vous en savez plus que ces chercheurs canadiens dont c’est précisément le métier, alors…….
« ….surtout que ce genre d’animaux vivent dans les couches basses de l’air. »
ben évidemment puisque que comme chacun le sait, les éoliennes sont plutôt situées dans les hautes couches de l’air….
Ca s’appelle en tenir une couche …