Autisme aux Etats-Unis : la faute aux pesticides ou au… bio ?

Martin Boudot, le journaliste de « Cash Investigation » qui a mené l’enquête sur les pesticides, s’est intéressé à l’autisme. Il écrit dans son livre sorti en même temps que son reportage que « l’explosion de l’autisme » aurait « bien souvent une même cause : les produits chimiques. Et parmi eux, il y a un suspect numéro un : les pesticides ». Et de cibler en particulier un insecticide dénommé « chlorpyriphos ».

Sauf qu’aux Etats-Unis, si des cas d’autisme augmentent, l’usage du chlorpyriphos ne fait que baisser. Il n’y a donc aucune corrélation entre les deux courbes.

graphique 1

En revanche, quand on regarde les chiffres aux Etats-Unis, on se rend compte qu’il existe une nette corrélation entre la croissance des ventes de produits bio et l’explosion de l’autisme. Plus troublant encore : moins on utilise de chlorpyriphos, plus l’autisme progresse.

graphique 2

Ridicule ? En tout cas aussi ridicule que de faire croire que le chlorpyriphos est la cause du nombre plus important d’autistes aux Etats-Unis, tout en passant sous silence toutes les autres explications.

Ségolène Royal : ministre, commentatrice et maîtresse d’école !

Sans titreDepuis la diffusion de Cash Investigation sur France 2 mardi soir, le tintamarre médiatique n’a pas cessé. Et notre ministre de l’écologie, dont le rôle serait plutôt d’apaiser le débat, fait tout le contraire avec de bonnes déclarations démagos :

-« Je me réjouis que la télévision traite ces sujets-là, qui ont été souvent tabous. »

-« Le lobby de la production des pesticides est un lobby très puissant en France »,

 Elle a ensuite invité les agriculteurs à réduire l’usage des pesticides « dans leur intérêt, quand on voit le nombre de cancers chez les agriculteurs qui utilisent les pesticides (…). Aujourd’hui, ils prennent conscience de cela. » « Nous connaissons maintenant des produits de substitution aux pesticides dangereux », a-t-elle conclu, estimant que « la France pouvait devenir le premier pays producteur et consommateur de produits de substitution aux pesticides qui ne portent pas atteinte à la santé publique ».

Madame la Ministre, c’est à croire que vous nous prenez pour des gamins, qui utiliseraient des pesticides pour le fun ?!  On n’est pas en maternelle, Madame la maîtresse d’école.

-Au sujet des normes de pollution automobile : « Instaurer des normes plus laxistes, c’est comme donner un droit à polluer aux constructeurs automobiles. Ces derniers ont obtenu le doublement des normes d’émission des oxydes d’azote, les NOx, en contrepartie de nouveaux tests plus rigoureux qui incluraient des contrôles sur route. Le poids des lobbys a malheureusement pleinement pesé sur cette décision. On observe exactement la même chose avec les chimistes et leurs pesticides. poids des lobbys a malheureusement pleinement pesé sur cette décision. On observe exactement la même chose avec les chimistes et leurs pesticides. »

Bon, et puis après ça ? Du vent, du vent, du vent qui ne rend absolument pas service à personne sauf à la ministre qui parle.

Sources :
http://www.leparisien.fr/environnement/energies/pollution-aucun-constructeur-ne-respecte-la-reglementation-selon-royal-04-02-2016-5514185.php
http://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/video-segolene-royal-le-lobby-de-la-production-des-pesticides-est-un-lobby-tres-puissant-en-france_1297307.html

L’agriculture basching démarre sur les chapeaux de roue en 2016

Sans titreCash Investigation, un symbole du nouveau journalisme dit « d’investigation » ! du trash, du risque, de l’émotion, des victimes apeurées ! ! de la corruption (ou presque) ! L’émission d’hier n’a pas dérogé à la règle comme le laissait entendre le buzz savamment orchestré depuis quelques jours.

-Le « marketing de la peur » via les enfants et les corrélations vites faites entre pesticides et certaines maladies (vous imaginez les réactions si on diffusait une courbe mettant en évidence la corrélation entre le développement du bio au Etats-Unis avec le nombre de cas d’autismes ?!)

-les lobbies, les multinationales qui ne pense qu’à leur « pognon ». Syngenta, Dow, Bayer n’ont plus rien à envier au très médiatique Monsanto, qui du coup, doit se sentir moins seul.

– la « pureté » intellectuelle des journalistes et des ONG (Générations futures et Phyto victime) qui se mettent pratiquement en danger pour pourfendre les industriels.

Ajoutez la participation aux AG des actionnaires de grandes firmes, une invitation impromptue dans une rencontre entre une entreprise et des parlementaires, la mise sous pression du ministre (il donnait l’impression d’aller à l’abattoir), et voilà le cocktail pour faire une bonne audience (quoi que…)

Quant à l’essentiel ? Aux oubliettes ! On ne saura jamais pourquoi les agriculteurs utilisent des pesticides.

Finalement, un bon vieux « reportage «  comme la télé sait en faire.  Dans une récente interview au magazine RIA (Revue de l’industrie agroalimentaire), le responsable com’ de l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires) déclarait avoir répertorié pour l’année 2015 pour le seul media télévisuel, plus de 74 reportages à charge contre l’industrie agricole et agroalimentaire. Cash Investigation n’est finalement que le premier d’une longue série pour 2016.

 

Cash Investigation : des journalistes biberonnés par François Veillerette

Sans titreLe 2 février, France 2 diffuse le magazine Cash Investigation avec un documentaire intitulé « Produits chimiques : nos enfants en danger ». Cette diffusion est complétée le lendemain par la parution du livre TOXIC – Produits chimiques : nos enfants en danger (Les Arènes) d’Antoine Dreyfus et Martin Boudot, ce dernier étant l’auteur du documentaire. Interrogée par TéléPoche sur le caractère anxiogène du documentaire, Elise Lucet répond : « La volonté de l’équipe n’est pas de faire peur, mais d’informer. »

Informer ? Très bien. On s’attendrait alors à avoir des arguments sans orientation idéologique ou militante. Mais alors pourquoi les journalistes de Cash Investigation ont-ils fait équipe avec Générations Futures, une association écologiste militante, experte dans les campagnes anxiogènes sur les pesticides. Car en effet Générations Futures se vante d’avoir « grandement travaillé (au documentaire) en relation étroite avec le journaliste Martin Boudot pendant près d’un an ». L’association de François Veillerette se targue que « le documentaire (a été) réalisé, grâce en partie à nos informations » Et d’ajouter que ce documentaire « nous sera très utile pour faire avancer nos dossiers ». Dans un ancien rapport d’activité, Générations Futures expliquait déjà que la diffusion de ce documentaire leur apporterait « un très grande aide », car ils avaient « quelques difficultés à recruter suffisamment de célébrités » pour une nouvelle « enquête » d’analyse de cheveux.

Bref, il faut s’attendre à ce que le documentaire de Cash Investigation soit du « Générations Futures » survitaminé.

 

Sources
http://www.generations-futures.fr/chimique/cash-investigation-et-france-info/
http://www.forumphyto.fr/2016/02/02/cash-investigation-en-service-commande-ment-par-omission/

 

Clash Le Foll/coopératives : une démarche délibérée

Sans titreLe ministre de l’agriculture a assuré le buzz lors de sa venue au congrès du végétal à Reims hier.

Les observateurs sont été surpris de son attaque vis à vis des coopératives qu’il soupçonne de trop vendre de pesticides aux agriculteurs. Sa langue ou bien la fatigue l’a t il conduit à cette erreur de communication ?

A notre avis : non.  Cette sortie ne vise qu’a donner des gages aux excités de l’écologie du type Greenpeace, Confédération paysanne ainsi qu’aux parlementaires soucieux de s’accorder les bonnes graces des réseaux d’EELV.

Les Verts dans le rouge

Sans titreLa situation financière du parti écologiste n’arrête pas d’empirer. En effet, au 31 décembre 2015, EELV affiche une dette totale de 5.691.382 euros, pour un chiffre d’affaire dépassant à peine 4 millions d’euros. Les raisons sont à trouver dans les diverses débâcles du parti : baisse du nombre d’adhérents, non-remboursement des frais de campagne avec des scores inférieurs à 5% des suffrages, 200 élus régionaux de moins qu’en 2010 alors qu’ils versaient une cotisation mensuelle au parti, idem en ce qui concerne la défection de huit de ses parlementaires à la fin de l’été dernier. Le Conseil fédéral d’EELV a donc adopté les mesures drastiques suivantes :

  1. Réduction de la masse salariale de 30%.
  2. Programme rigoureux d’accentuation de la réduction des charges d’un montant de plus 200.000 euros pour chacune des années 2016 et 2017.
  3. Vente du siège d’EELV dans les meilleurs délais et prévoir l’achat d’un nouveau local plus petit.

Cette cure d’austérité est un comble pour un parti anti-austérité… à moins qu’il ne s’agisse d’un programme de décroissance joyeuse !

 

Sources
http://eelv.fr/2016/01/11/decisions-finances-eelv/
http://www.europe1.fr/politique/cure-dausterite-chez-eelv-2652955

Pierre Rahbi écrit-il les communiqués du ministère de l‘écologie ?

Sans titreLu sur le site du ministère de l’écologie : « Ségolène ROYAL se réjouit du vote par le Sénat des articles du projet de loi pour la biodiversité

Avec la loi de transition énergétique pour la croissance verte, le projet de loi sur la biodiversité et la COP21, la France se dote de trois piliers pour la mise en œuvre des solutions pour le climat.

Pour Ségolène ROYAL ce projet de loi vise à rétablir avec la nature des relations non seulement harmonieuses mais fructueuses, bonnes pour la santé, bonnes pour l’innovation et bonnes pour l’emploi. »

Une question : Pierre Rabhi a-t-il été embauché récemment pour écrire les communiqués de Ségolène Royal ?

 

 

 

 

 

Brésil : un insecticide contre le virus Zika

Sans titreA l’approche du carnaval et des JO de 2016, les autorités n’y vont pas par quatre chemins pour éradiquer à Rio les foyers du moustique Aedes Aegypti (tigre). « Une quinzaine d’agents en combinaison jaune avec masque et lunettes ont pulvérisé les 900 mètres de la piste du Sambodrome et les tribunes qui recevront 70.000 spectateurs par nuit pour les défilés des écoles de samba (les 7 et 8 février),  » nous annonce l’AFP. « Un mois avant l’ouverture des JO, toutes les installations olympiques seront soumises à de nouveaux contrôles afin d’éliminer une éventuelle concentration de ces insectes ».

En France, pour l’instant, point de voix pour s’élever contre cette lutte radicale. Sans doute que les ONG, type Générations Futures, sont à cours d’argument quand il s’agit notamment de protéger les nourrissons du virus Zika, responsable de nombreux cas de microcéphalies. Aucune d’entre elles n’a osé pour l’instant sortir qu’il valait mieux avoir un bébé lourdement handicapé que d’être « empoisonné » par les insecticides.

Séralini déterre l’affaire Glöckner

Sans titreCe mardi 26 janvier, Gilles-Eric Séralini fera une conférence de presse au Parlement européen, en présence de Michèle Rivasi et José Bové, afin de révéler que « le premier OGM Bt commercialisé était toxique à long terme pour les animaux ». En fait, le professeur caennais déterre une vieille histoire, celle des douze vaches de l’agriculteur allemand Gottfried Glöckner, mortes en 2002 alors qu’elles avaient été alimentées avec du maïs OGM de la société suisse Syngenta. Avant de nous pencher sur les nouveaux éléments censés être présentés par Séralini, il est bon de voir ce qu’écrivait la revue Agriculture & Environnement en 2007, alors qu’Envoyé Spécial se faisait l’écho de cette affaire :

« Le reportage incrimine ouvertement le maïs OGM. Or, quelles preuves la journaliste apporte-t-elle pour étayer ses accusations ? Aucune ! Pire, elle passe entièrement sous silence les conclusions de la cour du tribunal de Giessen (Allemagne), où l’affaire a été jugée suite à l’action en justice intentée par l’agriculteur contre Syngenta. Rendu le 7 mars 2007, le verdict est sans équivoque : plusieurs instances indépendantes, dont le Département des pathologies vétérinaires de l’Université de Giessen et le Robert Koch-Institut, ont en effet conclu que les décès résultaient d’un empoisonnement par des mycotoxines, aggravé d’une infection par l’agent du botulisme (la bactérie Clostridium botulinum). En clair, l’agriculteur allemand nourrissait son cheptel avec des aliments avariés. Rien à voir avec un problème de maïs OGM ! Par la suite, M. Glöckner a tenté de faire porter le chapeau de son incurie à une « méchante » multinationale, alors que dès le 18 février 2002, il disposait de l’avis des experts du Robert Koch-Institut, qui stipulait : « Selon les informations disponibles que nous avons évaluées, il n’y a aucune raison de suspecter que les problèmes occasionnés dans votre exploitation aient un lien de causalité avec la toxine Bt du maïs OGM 176 ». La basse manœuvre de l’agriculteur a été facilement démasquée par les autorités sanitaires allemandes. Ce qui explique pourquoi Greenpeace, également manipulée dans cette affaire, est devenue depuis si discrète sur ce cas ; d’autant plus que M. Glöckner s’est révélé être un personnage peu fréquentable. Il se trouve en effet depuis mars 2006 en prison, où il purge une peine de trente mois pour coups et blessures sur son épouse et ses enfants, prononcée le 14 mars 2004. Là non plus, rien à voir avec les OGM ! »

A noter que Gilles-Eric Séralini est bien au fait des problèmes personnels de Monsieur Glöckner. D’ailleurs, il vole à sa rescousse dans un court commentaire publié dans Scholarly Journal of Agricultural Science, dans lequel le responsable du CRIIGEN explique que les accusations de violence contre Monsieur Glöckner ont été lancées par sa femme « sans autre témoignage médical ou autre », laissant entendre aussi à demi-mots qu’elle aurait été sous pression de Syngenta. Il précise que si la sentence a été sévère à l’encontre de Monsieur Glöckner (prison ferme entre 2006 et 2007), c’est parce que ni lui ni son avocat ne s’étaient présentés lors du jugement. A vous de juger…

 

Sources
http://www.agriculture-environnement.fr/actualites,12/ogm-envoye-special-ou-envoye-specieux,207
http://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/biotechnologie/des-coccinelles-au-service-du-lobby-anti-ogm,788
http://scholarly-journals.com/sjas/archive/2016/January/pdf/Gl%C3%B6ckner%20and%20S%C3%A9ralini.pdf
http://scholarly-journals.com/sjas/archive/2016/January/pdf/S%C3%A9ralini.pdf

 

 

Greenpeace commence à faire la com’ de la grande distrib’

Sans titreRappelez-vous ! En octobre dernier, Greenpeace lançait une campagne particulièrement incisive contre les chaînes de supermarché pour que celles-ci interdisent dans leurs rayons les produits agricoles ayant des résidus de certains pesticides. Suite logique de cette « terreur verte », Greenpeace vient d’annoncer que la chaîne de supermarchés hard-discount Aldi « demande à ses producteurs suisses de fruits et de légumes de renoncer à huit pesticides tueurs d’abeilles », en l’occurrence tous de la famille des néonicotinoïdes.

Mais le pire vient à la fin, selon l’agence ats, « Aldi n’a pas pu confirmer l’information de Greenpeace en raison de l’absence de la personne responsable ». En clair, Greenpeace met non seulement la pression mais assure ensuite la com’ à la place de ses « victimes » ! Évidemment, il sera bien difficile pour l’entreprise concernée de revenir en arrière !

 

 

Les écologistes français vont-ils soutenir le candidat conservateur à la mairie de Londres ?

Sans titreLe 5 mai prochain, les Londoniens éliront leur nouveau maire. Face au favori, le travailliste Sadiq Khan, on trouve le député conservateur Zac Goldsmith. Ce playboy de la Jet Set n’est autre que le fils du milliardaire Jimmy Goldsmith, le requin de la finance connu en France pour avoir racheté L’Express et pour avoir mené campagne aux élections européennes de 1994 avec Philippe de Villiers.

En revanche, il est moins connu que Sir Jimmy Goldsmith a joué un rôle important dans le financement des mouvements écologistes. Selon le site bien renseigné Ecolopedia.fr, Jimmy Goldsmith a créé la Fondation Goldsmith en 1989 et la JMG Foundation en 1996, peu avant son décès, «pour financer, principalement en Angleterre et en France, des campagnes contre l’industrie nucléaire, l’agriculture industrielle (en particulier le génie génétique) et la mondialisation économique». A la mort du financier britannique, Teddy Goldsmith (fondateur de la revue L’Ecologiste) et deux fils de Jimmy – Zac et Ben – ont décidé de poursuivre l’activité de la fondation.

Basée au Lieschtenstein (allez savoir pourquoi…), la JMG Foundation affirme avoir financé Greenpeace France, les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, le Réseau Sortir du Nucléaire, le CNIID… Elle octroie par exemple de généreuses subventions annuelles à Générations Futures (entre 25.000 et 31.000 euros) et plus ponctuellement au CRIIGEN et à Inf’OGM. La JMG Foundation finance aussi régulièrement Corporate European Observatory (75.000 € en 2014), une association qui cible les institutions européennes, dénonçant leur soumission aux intérêts économiques. Un objectif que doit apprécier l’eurosceptique Zac Goldsmith…

Alors que les écologistes français s’étripent pour savoir s’il faut s’allier avec le PS ou l’extrême gauche, il ne faudrait donc pas s’étonner de voir un François Veillerette ou les militants d’Inf’OGM soutenir l’écoloconservateur Zac Goldsmith.

Sources
http://www.rfi.fr/europe/20151003-deux-visages-londres-conquete-mairie
http://www.ecolopedia.fr/?p=7938
http://www.ecolopedia.fr/?p=809

Glyphosate : l’Efsa réagit aux tentatives de déstabilisation

Sans titreEn réponse aux multiples attaques, la dernière en début de semaine de la part de quatre députés européens (dont José Bové, et Michèle Rivasi, députés EELV) accusant l’autorité européenne de sécurité sanitaire de faire « le jeu des multinationales », le directeur de la communication de cette dernière vient de publier une réponse point par point sur le même média, le Huffington post. C’est un événement suffisamment rare pour le signaler : cette fois-ci, on quitte (enfin ?!) les débats feutrés de Bruxelles pour entrer dans une défense digne de ce nom de la part de l’EFSA.

Les principaux points de cette tribune :

« Il est vrai que l’EFSA fonde son examen en partie sur des études commanditées par l’industrie. En effet, en vertu du système européen de réglementation des pesticides, c’est aux entreprises qui visent à retirer un bénéfice de l’autorisation des pesticides qu’incombe la charge d’apporter la preuve de leur sécurité. Le même principe s’applique dans d’autres industries réglementées tels que les secteurs des médicaments ou des produits chimiques. » 

« Toutefois, l’examen du glyphosate par l’UE n’a pas uniquement tenu compte d’études financées par l’industrie. Plusieurs centaines d’études parues dans des publications scientifiques librement accessibles ont également été prises en compte. En réalité, ce qui importe n’est pas le statut d’une étude – indépendante ou financée par l’industrie par exemple – mais bien la façon dont l’étude est conçue, réalisée et documentée. »

« Enfin, sur la question de l’indépendance, il est important de souligner que les experts qui ont contribué à l’évaluation du glyphosate par l’EFSA sont tous des scientifiques du secteur public travaillant pour des agences nationales de sécurité alimentaire et des autorités publiques compétentes dans les États membres. Ces experts proviennent d’organisations nationales officiellement désignées par les gouvernements des États membres. »

Un rappel clair, net et précis des procédures, pour les adeptes de complotisme scientifique !

La consultation citoyenne ou comment prendre les Français pour des crétins…

Sans titreVous avez sans doute vu ces dernières semaines sur les réseaux sociaux et sur quelques sites écologistes des appels à participer à l’élaboration de la loi sur la biodiversité en cours de discussion au parlement. Cette « consultation » a été lancée le 21 décembre à l’initiative de Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan, en collaboration avec le rapporteur du texte au Sénat Jérôme Bignon (LR). Le ministère de l’écologie s’est également mis dans la boucle avec un appel de Ségolène Royal invitant « l’ensemble de la société civile à devenir des acteurs-contributeurs de l’avenir de la biodiversité, en apportant des contributions sur internet. »

A ce jour et à 15h27 exactement, on compte 9339 « participants », on a vu mieux comme implication des Français ! Lesquels d’ailleurs ? Vu la diffusion intense dans les réseaux écolos de cet appel, pas besoin de creuser plus pour connaître déjà la teneur de ces « contributions » ! Il s’agit ni plus ni moins que du programme des écolos & faucheurs, comme le précise le site « alter » Bastamag : « Une partie d’entre elles [les contributions, NDLR] appellent à refuser la privatisation des gènes des plantes, à empêcher la dissémination de nouveaux OGM, à interdire les insecticides les plus dangereux, à sanctionner la biopiraterie, et à se méfier des mesures de compensation… ». Et le même média de demander sans sourciller : « Les élus suivront-ils les recommandations des citoyens ? »

Une vaste fumisterie sous l’appellation de « démocratie participative »!

 

 

Mère Nature fait baisser l’espérance de vie en France

Sans titreCes dernières années, François Veillerette, Claude Aubert, Marie-Monique Robin, André Cicolella et bien d’autres écolos nous prédisaient une prochaine baisse de l’espérance de vie. La raison invoquée par ces prophètes de malheur ? Nous sommes tous empoisonnés par les pesticides, les perturbateurs endocriniens et autres substances néfastes produites par la société industrielle.

Or selon le « bilan démographique 2015 » publié mardi 19 janvier par l’Insee, l’espérance de vie a reculé en France en 2015 pour la première fois depuis 1969. Pourtant, les militants écologistes n’ont pas de quoi pavoiser avec un « je vous l’avais bien dit ». En effet, l’Insee précise que cette baisse est due à trois phénomènes de surmortalité : l’épisode grippal très long des trois premiers mois de l’année, responsable à lui seul de 24.000 morts, l’épisode de canicule qui a entraîné 2000 décès, et la vague de froid du mois d’octobre à l’origine de 4000 disparitions. Auparavant, les femmes avaient également subi une baisse d’espérance vie : en 2003 avec la canicule et en 2012 avec un épisode de froid. Ah impitoyable Mère Nature, dès qu’elle souffle le chaud ou le froid !

Sources
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1581
http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/19/l-esperance-de-vie-en-france-recule-pour-la-premiere-fois-depuis-1969_4849747_3224.html
http://www.lemonde.fr/famille-vie-privee/article/2016/01/19/bilan-demographique-2015-un-recul-de-l-esperance-de-vie-inedit-depuis-1969_4849743_1654468.html

Loi DETOX de JL ROUMEGAS : vive le populisme !

L’Assemblée nationale a adopté aujourd’hui la proposition de loi appelée DETOX du député Jean-Louis Roumegas (écologiste, Hérault).

Le gouvernement a soutenu cette initiative montrant ainsi qu’il souhaite donner des gages à EELV.

Morceaux choisis de l’ineptie des débats :

Patrice CARVALHO (Gauche Démocrate et Républicaine DR – Oise) a dénonce le « poids des lobbies ». Nous souhaiterions savoir s’il visait les ONG environnementalistes qui pullulent dans les couloirs du Palais Bourbon ?

Selon, Jean-Louis ROUMEGAS, il est temps de « remettre la chimie au service de notre environnement.

Au fait, sans chimie, Monsieur le député, contrairement à vos allégations, sans la chimie, notre espérance de vie ne serait pas aussi grande ! Quant à l’environnement, ce sont les firmes agrochimiques sont incontournables pour faire bouger les choses (en agriculture, ce sont elles qui développent le biocontrôle bien plus sérieusement que l’INRA si souvent en grève…).

Le texte institue :
– Un Plan national de substitution des substances chimiques préoccupantes.
– Les ministres de l’environnement, de la santé et du travail publient annuellement par arrêté conjoint une liste des substances préoccupantes pour lesquelles il convient d’identifier les démarches de substitution par les entreprises.
– Un recensement obligatoire des substances préoccupantes transmis à l’Institut national de l’environnement et des risques (INERIS)
– Le Ministère de l’Environnement peut attribuer un label aux entreprises les plus vertueuses.
– Les agences de l’Etat mettent en place une plateforme d’aide technique, scientifique et financière à la substitution.
– Le principe d’une aide fiscale en cas d’actions menées dans le cadre du Plan national de substitution des substances chimiques préoccupantes est acté.
– Les produits destinés au consommateur final peuvent comporter dans leur étiquetage une mention précisant l’absence de toute substance de la liste du gouvernement.

Bref, c’est une couche de réglementation supplémentaire. L’Union des Industries Chimiques dénonce une «  initiative inutile et contre-productive. En rajoutant des contraintes administratives au seul niveau français, les entreprises vont devoir solliciter des moyens humains et financiers supplémentaires alors que leurs ressources sont particulièrement mobilisées pour réussir en 2018 la dernière échéance de REACH, la plus conséquente en termes de nombre de substances et d’entreprises visées. » Les premières qui vont trinquer sont les PME française. On dit merci à EELV !

Stéphane Horel n’est pas par une caricature près

Sans titreDonnant une interview au media « alternatif » Bastamag, la « journaliste-documentariste » déclare : « Il est très choquant de constater que les lobbies rencontrent une telle adhésion du côté des décideurs. Plusieurs facteurs l’expliquent. À Bruxelles, nous sommes dans un rapport de force où les intérêts publics sont en minorité. L’écrasante majorité des représentants d’intérêts sont ceux des intérêts commerciaux. Le dialogue avec les « parties prenantes », c’est-à-dire les industriels, remplace le débat démocratique. […] Pour justifier le retard de deux ans qu’elle a pris sur son obligation de réglementation des PE, la Commission mène une étude d’impact : celle-ci mesure les effets négatifs d’une interdiction des PE sur l’économie et les entreprises, mais pas les effets positifs d’une telle interdiction sur la santé et l’environnement ! La vie des personnes est devenue moins prioritaire que la bonne santé des entreprises. »

Sauf que des enjeux comme ceux autour des perturbateurs endocriniens sont particulièrement complexes et que la démarche scientifique (la vraie !) nécessite du temps pour protéger efficacement les populations. On notera aussi que notre « journaliste-documentariste » confond allègrement lobbying avec dialogue entre parties prenantes et commission. Oui, madame, les associations écologistes n’ont pas le monopole du dialogue démocratique.

Non, le vin bio, ce n’est pas bon !

Sans titreCertes, un titre un brin provocateur de la part du quotidien belge « Le Soir » mais qui a toute sa pertinence notamment au regard des dernières « expériences » du professeur Séralini. Celui-ci affirmant, sans sourciller, que le vin bio, c’est forcément meilleur !

Le journaliste Geoffroy van Lede part du constat que le consommateur s’y connaissant de moins en moins, celui-ci se base maintenant sur des labels, notamment bio. Hélas pour lui, le vin choisi n’est la plupart du temps pas franchement meilleur que les autres et même plutôt mauvais. Quelle raison à cela ? Le vin bio répond à un cahier des charges et uniquement à celui-ci : . « Pourquoi est-ce que le bio ce n’est pas (toujours) bon ? Parce qu’il n’y a rien dans le cahier des charges du bio, comme de tous les autres labels, qui a trait à la qualité gustative du vin. Vous pouvez donc avoir toutes les qualités en vin bio, le meilleur comme le pire, comme pour tous les autres vins. La seule indication qu’il vous donne, c’est le respect d’un cahier des charges et la (non-)utilisation de substances chimiques et de synthèse. »

En bref, nous rappelle Geoffroy van Lede, le vin bio n’est pas un gage de qualité. Même si notre journaliste y va de son couplet anti-phyto, la réflexion est intéressante… . Pour boire du bon vin, il faut connaître comment il est produit ! Un vin bio à quelques euros ne sera probablement pas meilleur qu’un vin « conventionnel » à 15 !

Rappelons enfin pour ceux qui ont la phobie des phytos que les vins bios en contiennent, notamment du cuivre comme l’a rappelé récemment une enquête de Agriculture & Environnement.

 

 

L’écolo-marketing de Générations Cobayes

Sans titreComme elle l’affirme, l’association Générations Cobayes a un « projet très simple : stopper l’épidémie des maladies chroniques en proposant des solutions concrètes aux jeunes de notre génération ». Rien que ça ! Elle affirme que « LA SOLUTION » consiste à « se faire PLAISIR … autrement ! » Et donc, à l’occasion de la Saint-Valentin, Générations Cobayes a décidé d’organiser une collecte de fonds en vendant des « BOX ECO-ORGASME », de 5 à 200 euros, comprenant des produits des « start-up préférées de Générations Cobayes ». Ainsi, les militants de Générations Cobayes se transforment en véritables VRP des marques Gobilab, oOlution, My Boobs buddy ou encore du sex-shop en ligne l’Arbre des Plaisirs. Il est vrai que pour ces marques, c’est idéal d’avoir à leur disposition des militants bénévoles pour faire leur pub ! Le comble, c’est que dans leur appel de fonds, Générations Cobayes prétend faire « partie de cette génération qui en a marre d’être prise pour une cible marketing ».

Corrèze : le vandalisme écologique continue (MAJ 7 janvier)

Sans titreNous avions relaté le saccage de 1700 plants de pommiers en Corrèze en mai 2014. Le vandalisme a encore frappé en décembre dernier. Cette fois-ci, environ 1300 arbres ont été détruits !! Au delà du préjudice économique de 6500 euros, le préjudice moral est très important. La victime est un jeune arboriculteur passionné par son métier. Celui-ci avait été accusé  injustement par ses voisins en 2011 d’avoir traité ses vergers par un vent fort. L’ONG générations Futures s’était porté partie civile.

L’arboriculteur avait dû comparaitre aux côtés de deux autres producteurs, devant le tribunal de Brive pour non respect de l’arrêté du 12 septembre 2006 qui impose aux producteurs de ne pas intervenir dans leur exploitation si le vent souffle à plus de 19 km/h. Il avait d’ailleurs expliqué que ce jour-là il traitait avec une solution d’huile agréé au cahier des charges bio. Les trois pomiculteurs avaient été relaxés. Il faut relire le récit de ce procès injuste.

D’ailleurs, selon France 3, « ce n’est sans doute pas le hasard qui a fait choisir cette parcelle aux auteurs du méfait ». On attend que Générations Futures et sa filiale locale Allassac ONGF dénoncent cet acte de vandalisme !

Mise à jour le 7 janvier : Visiblement, Allassac ONGF lit notre blog… L’association vient de publier un communiqué de condamnation sur son site.