Le règne de l’écolo-obscurantisme

Jean-Claude Jaillette, rédacteur en chef de Marianne, n’y va pas par quatre chemins pour dénoncer les derniers fauchages et autres inspections citoyennes. Dans une billet publié aujourd’hui dans l’hebdomadaire, il constate : « Plus aucun OGM n’est cultivé en France, ni même testé. Une loi de mai dernier a clos le débat sur les risques inhérents à la culture du maïs Mon 810, produit par Monsanto ». Et s’interroge ensuite sur l’action des faucheurs volontaires : « Dans ce cas, pourquoi les actions des Faucheurs volontaires se poursuivent-elles ? Depuis le vote de la loi et sa validation par le Conseil constitutionnel, trois actions destructrices ont été menées par des collectifs se réclamant de ce mouvement, sans que la justice n’intervienne. » Pour finir : « Les Faucheurs volontaires disent exercer des « inspections citoyennes ». Mais la science et la biologie, ont-elles besoin de milices « citoyennes »pour progresser? »
Pas un mot à rajouter. Tout est dit!

L’agriculture urbaine à la sauce médiatique

Depuis quelques temps la presse s’empare du dossier, toujours d’une manière extatique, pour présenter différents projets.

Le site actu- environnement nous présente la solution « Full SAS ». A la lecture on peut se poser une question simple, quelle est la différence avec une serre actuelle située dans la banlieue d’une ville comme Nantes et qui produit des tomates ? Des lecteurs du site on posté des messages allant dans ce sens.

Le site Rue 89 présente aussi le projet et là on doit dire que les bêtises sont délivrées sans retenue.

« Le premier défi est de proposer une plante de qualité avec 80% en moins de pesticides, tout en réduisant de 90% la consommation d’eau par rapport à l’agriculture conventionnelle.  » Pour cela, l’équipe a misé sur la verticalité. Pendant un cycle de sept semaines, les plantes seront élevées d’un étage à l’autre via un système de tapis roulant, jusqu’à atteindre leur maturation. Au total, 90 000 salades pousseront dans des gouttières sur une surface au sol de 1000 mètres carré de production. Point de lumière naturelle, mais un éclairage LED adapté aux besoins des salades. La FUL pourrait produire jusqu’à 283 salades par mètre carré par an, soit dix fois plus qu’une production agricole en plein champ. »

Dans d’autres articles, on nous présente la permaculture en ville comme une solution de la ville en transition.

Une vaque impression qu’on prend les producteurs de salade pour des idiots. Bonnes vacances !

Hulot prépare t-il déjà 2017?

L’interview ce matin sur Europe 1 de Nicolas Hulot va sans doute faire du bruit chez les écolos. A propos de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, celui-ci a déclaré : « très sincèrement,  au risque de choquer mes amis écologistes, je m’en fiche. »

Nicolas Hulot, en perte de vitesse ces derniers temps, chercherait-il à se relancer par quelques propos polémiques avant la sommet sur le climat de 2015 et surtout la présidentielle de 2017? A moins que l’intention soit plus prosaïque : assurer le financement de sa fondation par EDF…

 

Royal chez les écolos

Selon le Figaro, « la ministre de l’Écologie n’ira pas aux universités d’été du PS à La Rochelle, mais a prévu de se rendre aux journées parlementaires des écologistes ». Faut dire que les élus de la région, dont Olivier Falorni, son rival aux dernières législatives, ne digèrent toujours pas le « non » de Ségolène Royal à l’autoroute A 831. Du coup, notre ministre va chez EELV où elle sera mieux accueillie. «Grâce à elle, on n’a jamais autant parlé d’écologie depuis Borloo», a ainsi reconnu le patron des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé.

Prochaine étape, l’adhésion de Ségolène Royal à EELV?

« Produits Naturels Peu Préoccupants » : la curieuse demande des écolos

Suite à l’adoption définitive de la loi d’avenir agricole par le parlement,  L’ASPRO pnpp (Association pour la Promotion des Produits Naturels Peu Préoccupants) a publié un communiqué de victoire : les purins d’ortie et les PNPP ne sont plus des produits phytopharmaceutiques mais des « biostimulants ».

Le communiqué fait part bien entendu d’un risque de complot des « lobbies » pour empêcher l’application concrète de la loi. Plus inquiétant, dans le dernier paragraphe, les auteurs réclament une liberté totale pour l’utilisation de l’huile de neem, par exemple sur les fraises. Doit-on rappeler que le principe actif de l’huile de neem (azadirachtine) est dangereux pour les abeilles et qu’il est un perturbateur endocrinien ? C’est d’ailleurs avec beaucoup de prudence que le ministère de l’agriculture a accordé une autorisation provisoire à la demande des professionnels de la pomme (ANPP) :

NEEMAZAL-T/S ANDERMATT FRANCE         

Vu l’article 53 du règlement (CE) n°1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, autorisation de mise sur le marché et utilisation pour une durée de 120 jours, soit jusqu’au 2 octobre 2014.

- Uniquement autorisé sur pommiers – Nombre d’application : > 1 application pré florale > 1 application post florale – Les conditions d’utilisation de la préparation, compte tenu des bonnes pratiques agricoles critiques proposées, permettent de respecter la limite maximale de résidus en recommandant un délai avant récolte de 42 jours.

Plus globalement, on notera que la Société Nationale d’Horticulture de France est très prudente. Son dernier rapport indique bien les limites en termes de protection phytosanitaires de ce type de préparation.

Les caprices de Ségolène dénoncées de toutes parts

NON ! C’est la décision prise le 26 juillet par Ségolène Royal à propos de l’ouverture d’une procédure d’appel d’offre pour la future A 881. Et sans appel d’offre, cette autoroute qui devait relier Fontenay le Comte (Vendée) et Rochefort (Charente-Maritime) n’est donc pas prête de voir le jour. Il s’agit d’une décision personnelle de la ministre de l’écologie. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle illustration du poids du lobby écologiste radical passe mal auprès des élus locaux, toutes tendances politiques confondues. De Jacques Auxiette (Président socialiste de la région Pays de la Loire) à Bruneau Retailleau (Président UMP du Conseil Général de Vendée) en passant par Dominique Bussereau (Président du Conseil général de Charente Maritime et ancien ministre délégué aux Transports) ou bien encore Olivier Falorni, député de Charente maritime et rival de Ségolène royal, les critiques sont dures à l’encontre de la ministre de l’écologie.
« Le marais poitevin (que l’autoroute devait traverser, ndlr) n’est pas le jardin de Ségolène Royal. Et les Vendéens et les Charentais Maritimes ne sont pas des gueux qui s’inclinent sans broncher au passage de leur châtelaine » déclare ainsi au Parisien Bruneau Retailleau !
Sans surprise, les élus Verts des Pays de la Loire et de la Vendée ont fait part de leur satisfaction. Mais la colère des élus locaux n’a pas fini de se faire entendre. Selon Ouest France, un courrier co-signé par de nombreux élus de droite comme de gauche devrait être très prochainement adressé à François Hollande pour lui demander d’intervenir personnellement dans ce débat.

Agriculture : les défaillances d’entreprises augmentent

Merci aatea d’avoir signalé cet article de Terre-net.fr sur les défaillances d’entreprises dans le secteur agricole. Selon le cabinet Altares, « le nombre de défaillances d’entreprises a encore augmenté dans le secteur agricole au cours du 1er semestre 2014″. Il a été dénombré  » 523 redressements et liquidations judiciaires en agriculture depuis le 1er janvier 2014. Le secteur enregistre un bond des défaillances de 17 % alors que celles dans l’ensemble des activités sont en recul de 1,3 %. « 

Les défaillances dans l’industrie agroalimentaire croissent aussi de 1,8 % alors que dans le reste du secteur industriel elles sont en baisse de près de 10 %.

Et ce n’est pas près de s’améliorer, vu l’intérêt que porte notre gouvernement au secteur agricole !

 

Gaz de schiste : interdit en France, on va le chercher ailleurs

C’est la dernière contradiction de notre beau pays. On interdit l’extraction de gaz de schiste. En revanche, on l’importe !  Pour une fois, les écolos sont cohérents en dénonçant le contrat que vient de passer EDF avec un fournisseur américain. Évidemment, si ces derniers ne faisaient pas un lobbying intense après du gouvernement, ce problème n’existerait pas. Nous aurions du gaz de schiste, extrait chez nous, et à un coût permettant un minimum de reprise à notre économie.

Solidarité chez les arboriculteurs du Limousin

Photo : Pascal PERROUIN (La Montagne)

Rappelez-vous, le 28 mai dernier, nous avions relayé le saccage d’un verger dans le Limousin. 1700 pommiers avaient alors été tronçonné de nuit et des messages de menaces avait été envoyé à Alain, pomiculteur, en raison des traitements qu’il effectuait dans ses vergers. Précisions que la revendication à caractère anti-pesticide n’a toutefois pas été confirmé ni infirmé.
Quelques jours plus tard, nous vous informions de l’initiative de l’ANPP (Association Nationale Pommes Poires) qui avait lancé une cagnotte pour dédommager la perte économique pour la pomiculteur suite à cette opération de destruction. Un mois plus tard, la générosité a bien été au rendez-vous, témoignant ainsi de la solidarité vis à vis de cet arboriculteur victime de ce saccage.
Un article de La Montagne rapporte ainsi qu’Alain Chignac a pu replanter 1250 pommiers grâce à l’aide de ses voisins et des producteurs du Limousin. La collecte organisée sur les réseaux sociaux a permis de récolter 11.000 €, permettant de régler la facture 7.629,80 € correspondant à l’achat des nouveaux plants. Le reste de la collecte est réservé en cas de nouvelle opération de destruction de la part d’écologistes radicaux ou de délinquants.
Reste le préjudice moral qui lui n’a pu être réparé : « Je ne comprends pas. J’espère avoir un jour une explication. C’est facile de détruire. Créer, c’est un travail de tous les jours » a-t-il ainsi déclaré à La Montagne.

OGM : le gloubi-boulga des faucheurs

Visite ce matin des faucheurs sur le site de Dijon Céréales à Longvic en côte d’Or. Jusque-là rien de nouveau sous le soleil.  Les Faucheurs sont des habitués des « inspections citoyenne » en tout genre.
En revanche, leur discours est de plus en plus difficile à suivre.
«Selon leur communiqué, ils étaient « à la recherche de semences de variétés de colza rendues tolérantes à un herbicide (VrTH) Ces variétés sont brevetées, ont été manipulées génétiquement pour tolérer des pesticides. Ce sont donc bien des OGM, puisque définis comme tels par les directives européennes. Mais comme elles sont sorties de leur champ d’application, les semences de ces variétés ne sont pas étiquetées comme OGM, les parcelles de culture ne sont pas identifiables, et les récoltes ne sont pas séparées des autres variétés. » Ils poursuivent en rappelant que « aujourd’hui, aucune culture transgénique n’est autorisée en France, nous demandons que ces variétés soient également interdites. »
Vous y comprenez quelque chose ? Nous, on a du mal ! Nous rappelons cependant que ces variétés tolérantes aux  herbicides (VTH) ne sont pas considérées par l’UE comme des OGM. Et leur étiquetage comme tel ne dépend aucunement d’un quelconque champ d’application mais simplement du fait, encore une fois, que les VTH ne sont pas des OGM.
En bref, un discours de justification (volontairement ?) alambiqué pour tromper média et grand public.

Vous en aurez d’ailleurs une version légèrement différente sur cette vidéo de France 3.
Dans ce reportage,  les connaisseurs y reconnaitront Jean-Luc Juthier, organisateur en chef de ce type d’actions mais également Fabien Houyez. Celui-ci a été condamné à 3 mois de prison avec sursis en appel à Orléans le 24 juin pour des fauchages en Juillet 2010. Lors du procès en avril dernier, il s’est présenté sans profession. Bien entendu, il faut avoir du temps pour aller faucher chez les autres. Nous lui suggérons aussi de s’instruire sur les techniques agricoles car son interview est un vrai tissu d’âneries.

Veillerette veut-il encore une agriculture en France ?

L’intense travail de lobbying de François Veillerette au parlement continue. Après un passage à l’assemblée, la loi d’avenir pour l’agriculture est discutée aujourd’hui en 2e lecture au Sénat. L’occasion pour le porte-parole de Générations Futures d’essayer de faire passer ses amendements anti-phytos une nouvelle fois, comme il le précise lui-même dans une interview à Libération.

Gil Rivière Wekstein rappelle avec justesse les effets pervers des réglementations successives sur les OGM et les phytos : la fin progressive de toute production nationale. Et ceci au dépend de toute une filière économique

Nous ajoutons : au dépend aussi du consommateur qui bientôt devra manger des fruits et légumes d’origine extra-nationale et dont les conditions de productions loin d’être optimales (notamment pour l’utilisation des produits phytosanitaires…) ou des fruits et légumes bio aux prix prohibitifs.

Bio/conventionnel : lequel est le meilleur pour la santé ?

C’est l’étude qui commence à faire du bruit ces derniers jours, celle d’experts de l’Université de Newcastle, prouvant après une méta-analyse de 343 publications que les aliments et cultures bio contiennent jusqu’à 60 % de plus d’antioxydants clés que ceux produits en agriculture conventionnelle » et présentent en moyenne, des concentrations en métaux lourds inferieurs de 48 %.
Dans leur communiqué de presse, les experts précisent que cette méta-analyse contredit une précédente étude faite en 2009, cette dernière concluant qu’il n’y avait pas fondamentalement de différence nutritionnelle entre le bio et le conventionnel. Nous  sommes en train de regarder d’un peu plus près le document en question. Avis également aux amateurs…
Dernière remarque, cette méta-analyse a notamment été financée par un organisme de promotion du bio « Sheepdrove Trust », ce qui n’est évidemment pas innocent. Nous n’entrerons pas cependant dans la logique « François Veillerette » qui consiste à disqualifier une étude uniquement du fait de son financeur. A suivre….

 

François Veillerette de Générations Futures n’est donc jamais content !

Alors que la loi d’avenir de l’agriculture a été adoptée en première lecture avec le désormais célèbre article 23 consacré aux conditions d’usage des pesticides à proximité des lieux public, le porte parole de la micro-association militante « Générations Futures » en veut déjà plus. Comme toujours avec les militants écologistes ! Quel grief fait il ? Selon lui, le texte « ne prévoit pas la protection de ce public (NDLR : « public vulnérable ») à leur domicile » ! Il n’y a donc aucune limite dans ses revendications… et il n’y en aura jamais.

Mais l’autre élément intéressant est dans la stratégie déployée pour légitimer son propos. François Veillerette est seul. Son association ne compte qu’une poignée de militants. Alors pour continuer à exister médiatiquement, il lance des pétitions en ligne, mais surtout, il ne parle plus de son association groupusculaire, mais d’une « mobilisation citoyenne ». Rien que ça ! Ce n’est pas la première fois qu’il a recours à cette sémantique. Faisons le pari que nous continuerons à retrouver cette expression dans les communiqués et autres « éléments de langage » chers aux communicants décriés par François Veillerette mais à qui il n’a décidément rien à envier, étant devenu lui même un expert en communication d’influence et en lobbying politique.

Affiche de la campagne des Européennes 2014 où Français Veillerette était N°2 sur la liste EELV de la circonscription Nord Ouest

Christophe Noisette soigne son image

Christophe Noisette, rédacteur en chef du site militant écologiste Inf’OGM nous a fait l’insigne honneur d’apporter sa contribution en dialoguant avec certains d’entre vous sur ce site. Saluons le ton courtois de ses propos. C’est un homme délicieux qui se dévoile au fil des discussions. Il nous dit aimer Tchaïkovski et se rappelle avec émotion le temps du conservatoire et des bonnes blagues autour du « Casse… ».

Nul tutoiement, place au vouvoiement dans ses échanges. Et c’est fort aise. Nous prions donc Monsieur Noisette d’excuser les propos parfois abrupts voire outranciers de certains de nos lecteurs. Il est incompréhensible que certains d’entre vous s’emportent en effet. Les choses sont pourtant très simples.  On va vous expliquer. Les Faucheurs volontaires détruisent le champ d’un agriculteur ? C’est un acte bon. Violer sa propriété privée ? C’est bien. C’est même un acte éclairé qui s’explique par l’état de nécessité. Avant qu’il ne soit trop tard même ! Christophe Noisette approuve les faucheurs qui foulent aux pieds le champ de ces paysans ignorants. D’ailleurs si Kant vivait aujourd’hui, il travaillerait chez Inf’OFM… Mais non, je vais trop loin, Monsieur Noisette ne fait que citer Kant. De tout cela, de ces destructions, de ces saccages, il faut en parler avec les formes. Car sur la politesse, Monsieur Noisette est intransigeant. Tiens d’ailleurs, ces broutilles de fauchage, est-ce si grave pour les agriculteurs puisque « les assurances prendront en charge certains frais » comme il le dit. Peccadilles, broutilles ces fauchages. Ces pectnos d’agris osent-ils se plaindre ? On ne va tout de même pas faire un fromage de ces 11 hectares détruits à l’été 2010 dans l’Allier. On ne va pas nous faire croire que les 11000 euros de perte représentent quelque chose pour l’agriculteur en question. Bon, que l’agriculteur-victime se tourne vers les gens des assurances… L’assureur ne couvre pas ? Qu’il change d’assureur ! Voyons-vous, lecteurs qui vous emportez devant Christophe Noisette, vous n’avez vraiment rien compris. Monsieur Noisette l’affirme : il aime « la biodiversité d’opinion, car j’ai la faiblesse de penser que je suis démocrate. Je refuse justement les extrémistes, car mon souhait le plus grand est d’apprendre à vivre ensemble, à faire société ». Non, les faucheurs ne sont pas des extrémistes. D’ailleurs, Christophe Noisette l’écrit sur son site, il le leur dit. Il les forme. Le pire, c’est que eux, ils le croient. Du coup, ils détruisent. Au fait, qui passe devant les tribunaux ? 3 faucheurs volontaires : un retraité et 2 chômeurs. Condamnation. Casier judiciaire. Mais Christophe Noisette les a rassurés et leur a dit que leur action était citoyenne… Tiens, la prochaine fois, ce serait amusant que ce soit lui qui détruise un champ. Pour que ce ne soit pas toujours les petits copains chômeurs qui soient forcés de vouvoyer le juge…

Chikungunya : que propose Génération Futures ?

On aimerait entendre les préconisations de l’ONG anti-pesticides Générations Futures présidé par François Veillerette si prompt à dénoncer l’utilisation des insecticides.

Les Antilles connaissent actuellement une « épidémie majeure » selon les termes de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, (10/07/2014). On dénombre « 5.000 nouveaux cas par semaine ». La maladie transmise par les moustiques a déjà « provoqué indirectement 33 décès chez les personnes âgées fragilisées, touché près de 100.000 personnes et donné lieu à 1.000 hospitalisations dans les départements français d’Amérique », selon un bilan du ministère de la Santé. Ces données ne comptabilisent pas les personnes qui ne sont pas allées consulter un médecin soit parce que leurs symptômes étaient bénins, soit parce que quelqu’un de leur entourage l’avait déjà eu et qu’elles ont pratiqué l’auto-médication.

Une grave épidémie de chikungunya a déjà frappé La Réunion il y a une dizaine d’années : entre décembre 2005 et décembre 2006, 266.000 personnes (soit environ 30% de la population) avaient été contaminées par le virus et 250 en étaient mortes.

Pour lutter contre le Chikungunya, des traitements insecticides ont par exemple été réalisés à l’aéroport de Tahiti-Faa’A début juin.

Allo François Veillerette, Allo Générations Futures ? On fait quoi maintenant ? On attend vos préconisations…

Recherche : Le diktat des faucheurs se poursuit

Après leur action dans les locaux de l’INRA de lyon le 25 juin 2014 pour contester les projets de recherches  regroupés sous le nom GENIUS (Genome engineering improvement for useful plants of a sustainable agriculture), les faucheurs ont été reçus hier au ministère de la recherche. C’est maintenant une habitude, les ministères ouvrent en grand leurs portes à des individus qui depuis de longue date détruisent, que ça soit dans les champs ou dans les stations de recherche et d’expérimentation. La justice condamne mais cela ne change en rien l’attitude complaisante des pouvoirs publics.

Leur exigence : l’arrêt du soutien de l’Etat au programme Genius, s’intéressant à l’acquisition et à l’amélioration de méthodes d’ingénierie cellulaire et d’augmentation des capacités de transgénèse pour la validation de gènes d’intérêts agronomique sur 9 espèces cultivées (blé, maïs, riz, colza, tomate, pomme de terre, peuplier, pommier et rosier).

L’alternative proposée par les faucheurs ?  La recherche variétale participative !  Pire, le projet proposé en substitution à GENIUS a été écrit par des chercheurs payés par l’Etat, qui eux-mêmes justifient les destructions opérés par des délinquants. Que des chercheurs s’intéressent à ces projets de recherche dites participatives pourquoi pas ? Mais de là à être la caution de délinquants détruisant les recherches de leurs collègues, il y a un véritable scandale.

Prochaine étape : le ministère de la recherche occupé par les faucheurs pour exiger la nomination de Séralini à sa tête !
Puis : le bureau de Christian Taubira occupé par des repris de Justice exigeant une réforme de la loi pénale…

Les Verts soutiennent les europhobes de Nigel Farage !

Le groupe des Verts au Parlement Européen a pris la défense du groupe europhobe présidé par Nigel Farage, chef du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni. C’est la porte parole du groupe des élus écologistes, Margrete Auken, qui est mont au créneau avant l’élection des présidents et vice-présidents des 20 commissions et 2 sous-commissions permanentes. Un protocole tacite permet en effet de répartir les postes entre les différents groupes politiques en fonction de leur poids électoral. Le groupe de Nigel Farage composé de 48 députés devait en effet se voir attribuer la présidence de la commission des pétitions et 6 vice-présidence parmi les autres commissions. Mais les votes en commission étant à bulletins secrets, un accord entre les principaux groupes politiques a rebattu les cartes au denier moment et à la surprise générale. Margrete Auken a donc pris la défense du groupe de Nigel Farage au nom de la démocratie.

Mais si on analyse en détail, on se rend compte que les Verts ont profité de ce revirement de dernière minute et qu’ils comptent finalement non pas 6 mais 7 postes de vice-président de commission permanente. Tout cela manque de cohérence, non ?

Nouvelle illustration de l’incompétence de l’administration ou de l’efficacité du lobbying anti-pesticides ?

C’est une nouvelle charge violente, une attaque en règle contre l’agriculture ! La semaine dernière, le Bureau fédéral allemand pour la nature et la conservation (BFN), le Bureau fédéral suisse pour l’environnement et l’agence autrichienne pour l’environnement ont publié un rapport sur les conséquences agronomiques et environnementales des OGM. Il s’agit pour les écologistes radicaux d’élever des barricades dans leurs pays en prévision de la possible décision de la Commission Européenne de renvoyer la question des OGM à chaque Etat membre.


Et les critiques formulées sont étonnantes : résistance des mauvaises herbes aux herbicides, effets toxiques des herbicides, perte de biodiversité… due aux herbicides (sic !) et absence de gain en terme de rendements. C’est à se demander quelle est la cible : les OGM ou les herbicides !
On ne peut donc que s’interroger sur un tel parti pris qui aboutit à des raisonnements totalement biaisés dont la raison d’être est avant tout politique et non technique ou scientifique. Pour les auteurs de ce rapport qui affiche clairement les logos des administrations allemande, suisse et autrichienne, les cultures résistantes aux herbicides sont avant tout un problème et certainement pas une solution pour une agriculture durable. Caricature, raccourcis, excès, manque de rigueur… ce rapport présenté à tort comme une étude scientifique contient tous les ingrédients habituels du lobbying vert et de la propagande qui le nourrit. Un modèle du genre en quelque sorte.

Lire le rapport

Foucart en service commandé pour Générations Futures

Stéphane Foucart du Monde ne chôme pas en ce moment. Comment faire pression sur le gouvernement alors que celui-ci fait examiner sa « loi d‘avenir pour l’agriculture » ? En multipliant les articles alarmistes sur les phytos. Dernier en date : « Pesticides : risques avérés de cancers, malformations… ». Pas beaucoup d’informations nouvelles, mais peu importe, on en rajoute une couche !

 

EELV surfe sur la vaque anti-phytos

Hier soir se tenait une réunion « sur les pesticides » organisée à Gauriac (Gironde) par un conseiller municipal EELV en présence de toutes les associations habituelles anti-phytos : Générations Futures, Phyto-victimes, etc. Il faut s’attendre à la multiplication de ces réunions de proximité ces prochaines semaines après l’affaire des écoliers intoxiqués par l’épandage de phytos en mai dernier.

L’organisateur, Henri Plandé, le reconnaît lui-même : « Après l’affaire de Villeneuve, il ne fallait pas rater le coche. C’est le moment ou jamais ».

Peu importe d’ailleurs que l’un des phytos employés soit bio et que Générations Futures et Phyto-victimes ne soient pas d’accord sur les mesures à prendre. L’important, c’est d’intoxiquer l’opinion !